Initiatives actuelles en matière de patrimoine culturel:
Sommaire des activités entreprises par des organisations
multilatérales et régionales
Annexe
Organisations multilatérales
UNESCO
Patrimoine culturel matériel
- L'UNESCO travaille à protéger le patrimoine culturel matériel
en danger : les monuments, les lieux, le patrimoine culturel, le patrimoine
urbain et architectural; les musées et les collections, y compris les
collections manquantes; les bibliothèques, les services d'archives,
les documents et les archives; les zones urbaines et rurales historiques,
les zones côtières et le patrimoine territorial; les vestiges
sous-marins.
- L'UNESCO possède de nombreux programmes de protection du patrimoine
culturel, par exemple, Patrimoine mondial en péril et la Liste du patrimoine
mondial. Y ont été associés d'importants projets de protection
et de restauration d'immeubles aussi célèbres que le temple
de Borobudur, en Indonésie, et ceux de la Nubie, en Égypte.
À ce jour, l'UNESCO a entrepris la protection de plus de 630 sites
culturels et naturels du patrimoine mondial afin d'assurer aux générations
futures l'héritage des trésors du passé.
Patrimoine culturel immatériel
- En 1989, l'UNESCO reconnaissait officiellement la composante immatérielle
du patrimoine, qui comprend par définition les traditions orales, les
rites et coutumes, les langues, les musiques, les danses et les arts du spectacle
et qui constitue pour de nombreux groupes, et notamment les collectivités
minoritaires et autochtones, une source essentielle d'identité profondément
enracinée dans le passé.
- L'UNESCO a désigné plusieurs principes devant orienter tout
programme holistique de développement, dont les suivants : la culture
est une composante centrale de la paix et du développement durable,
la démocratie et la culture se nourrissent l'une de l'autre, la diversité
culturelle est essentielle; la culture sert de fondement à la mémoire
collective et à une identité plurielle; le secteur culturel
est une source de revenu et d'emplois; et la culture doit devenir une considération
clé des choix politiques internationaux.
- L'UNESCO favorise la sauvegarde et la diffusion du patrimoine immatériel
par des activités de recensement et de collecte, un appui à
des réseaux d'établissements spécialisés, des
programmes de formation et des festivals consacrés aux arts traditionnels.
Les programmes particuliers de l'UNESCO dans ce domaine comprennent, entre
autres, le prix Sharjah pour la culture arabe (décerné tous
les deux ans pour rendre hommage aux personnes, aux organisations et aux institutions
de par le monde qui se distinguent intellectuellement par leurs activités
de promotion de la culture arabe). On remarque également les projets
de préservation et de promotion du patrimoine culturel immatériel
de l'Asie, financés par des fonds japonais placés en fiducie,
une collection de musiques traditionnelles du monde et un programme de préservation
des langues menacées d'extinction. L'UNESCO a récemment encouragé
les États membres à mettre à exécution des plans
nationaux de sauvegarde, en particulier pour le patrimoine en danger; elle
appliquait en cela la recommandation concernant la sauvegarde de la culture
et du folklore traditionnels adoptée le 15 novembre 1989 par la Conférence
générale de l'UNESCO.
- Pour atteindre ses buts en matière de patrimoine immatériel
à compter de 2000-2001, l'UNESCO entend :
- sensibiliser davantage les États membres et le grand public à
l'importance des diverses formes du patrimoine immatériel, en faisant
ressortir leur impact sur le développement des cultures dites «
modernes » et en favorisant une large diffusion des éléments
les plus représentatifs du patrimoine immatériel;
- fournir une aide pratique pour la conservation des supports matériels
(collection, documentation et conservation) et, tout particulièrement,
pour la revitalisation (par la transmission) du patrimoine immatériel;
- revitaliser les activités portant sur l'identification des détenteurs
du savoir-faire traditionnel, par exemple celles qui se rapportent aux
systèmes des « trésors humains vivants » et
aux « chefs-d'uvre du patrimoine oral et immatériel
de l'humanité », ainsi que celles portant sur le développement
du patrimoine immatériel lié aux lieux culturels et naturels
que l'organisation tente de réhabiliter.
Le tourisme culturel intègre des aspects du patrimoine culturel matériel
et immatériel.
- Au cours des dernières années, le tourisme est devenu un phénomène
complexe et unique d'une ampleur sans précédent pouvant constituer
pour le patrimoine culturel une occasion de croissance économique ou
une menace de destruction (c.-à-d., dommages environnementaux, etc.).
À cet égard, l'objectif de l'UNESCO est d'aider les États
membres :
- à concevoir des stratégies nationales pour la sauvegarde
à long terme du patrimoine culturel;
- à mieux promouvoir et faire connaître le patrimoine culturel
aux touristes d'ici et d'ailleurs;
- à favoriser des échanges interculturels constructifs entre
la population locale et les voyageurs, ce qui contribuerait au développement
économique, social et culturel.
Protection juridique et patrimoine
- L'UNESCO doit assurer la protection juridique internationale du patrimoine
culturel. L'organisme gère la Convention de la Haye pour la protection
des biens culturels en cas de conflit armé et ses protocoles (1954),
la Convention concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher
l'importation, l'exportation et le transfert de propriété illicites
des biens culturels (1970), la Convention concernant la protection du patrimoine
mondial, culturel et naturel (Convention du patrimoine mondial) (1972) et
les onze recommandations de l'UNESCO pour la protection du patrimoine culturel.
Une nouvelle Convention provisoire sur la protection du patrimoine culturel
subaquatique est en voie de préparation.
- La Convention pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé,
qui a été adoptée à la Haye (aux Pays-Bas, en
1954) à la suite de la destruction massive du patrimoine culturel durant
la Seconde Guerre mondiale, constitue la première entente internationale
axée exclusivement sur la protection du patrimoine culturel.
- Cette convention inclut les biens immeubles et les biens meubles, y compris
les uvres d'architecture, les monuments artistiques ou historiques,
les sites archéologiques, les uvres d'art, les manuscrits, les
livres et d'autres objets d'intérêt artistique, historique ou
archéologique, ainsi que des collections scientifiques de toutes sortes.
Au 8 mars 2001, la convention regroupait 100 États parties.
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BANQUE MONDIALE
- La Banque mondiale (BM) s'est efforcée d'intégrer son souci
de la culture à un programme d'abord axé sur la réduction
de la pauvreté, l'habilitation et l'inclusion sociale. Les projets
culturels et de développement dont se charge la BM visent à
protéger le patrimoine naturel et à conserver et à réutiliser
le patrimoine architectural, ainsi que les opérations qui reconnaissent
et appuient l'expression vivante de la culture contemporaine. Ces projets
réussissent souvent à promouvoir une solidarité communautaire,
à réduire la pauvreté et à améliorer la
qualité de vie des bénéficiaires. La Banque mondiale
voit dans le patrimoine un « atout » du développement,
c'est-à-dire une forme de capital culturel pouvant jouer un rôle
dynamique dans la création d'emplois, la production de revenus et la
mobilisation des collectivités pour remédier à la pauvreté.
- Dans son rapport de 1999 intitulé « Culture and Sustainable
Development: A Framework for Action », la Banque mondiale fait valoir
le rôle crucial pouvant revenir à la culture matérielle
ou immatérielle dans le développement économique. La
Banque considère que le patrimoine matériel peut contribuer
au tourisme culturel, tandis que le patrimoine immatériel représente
la totalité des habiletés et des connaissances d'une société.
Par conséquent, ces deux aspects du patrimoine sont critiques pour
assurer le développement durable.
- La Banque mondiale se préoccupe notamment du rôle qui revient
au patrimoine culturel en ce qui a trait à la pauvreté. Le programme
appuyé par les Pays-Bas intitulé « Learning and Research
on Culture and Poverty » a deux objectifs :
! être responsable de moyens opérationnels innovateurs a) pour
améliorer les efforts de réduction de la pauvreté en
mobilisant les forces et les biens culturels et b) pour rendre les projets
d'investissement plus efficaces en prêtant une attention explicite à
l'aspect culturel de leur conception;
! enrichir le résultat de la recherche au niveau opérationnel
en ce qui concerne la culture et la pauvreté, et rédiger un
livre d'envergure et convaincant capable d'influer sur la pensée et
la pratique liées au développement, ce qui aura pour conséquence
de modifier les orientations stratégiques de la BM à moyen et
à long terme, d'informer l'auditoire de la Banque ainsi que les autres
intervenants dans le domaine du développement des rôles importants
que jouent la culture et des raisons pour lesquelles elle devrait être
intégrée au développement et appuyée clairement.
Patrimoine culturel matériel
- La culture entre en ligne de compte dans d'autres programmes de la BM, tels
le développement urbain, les peuples autochtones, la participation
des ONG, l'évaluation environnementale, les questions liées
aux sexes, les processus de rétablissement, etc. Par exemple, lorsqu'elle
se livre à une évaluation environnementale, la Banque mondiale
s'assure que ses projets de développement ne créent pas de dommages
inacceptables au patrimoine culturel.
- Les premiers projets culturels réalisés par la Banque mondiale
portaient sur le patrimoine culturel matériel traditionnel, p. ex.,
la restauration d'éléments du patrimoine architectural comme
le Fort de Lahore, au Pakistan.
Patrimoine culturel immatériel
- Plus récemment, le regard porté sur la culture par la Banque
mondiale commence à privilégier des dossiers immatériels
et sociaux : la participation, l'habilitation et le capital social, dans trois
domaines prioritaires. Ces trois champs d'intervention, mentionnés
dans le Plan d'action 2000-2001 de la Banque mondiale, sont les suivants :
- Effectuer des analyses conceptuelles de ce que peut apporter l'expression
culturelle sur le plan de l'habilitation, et des liens entre la diversité
et le défi de l'inclusion. La BM insistera aussi particulièrement
sur la justification économique des investissements dans la culture,
car elle reconnaît sa valeur d'existence intrinsèque, le
fait qu'elle constitue un bien public et ses effets externes positifs.
- Contribuer financièrement et techniquement, en collaboration
avec d'autres interlocuteurs, à la protection du patrimoine culturel
du passé ainsi qu'à l'expression de la culture locale contemporaine,
appelée à devenir le patrimoine de demain.
- Travailler en partenariat avec les nombreux établissements et
intervenants qui sont des chefs de file dans ce domaine, à l'intérieur
de réseaux renforcés de convaincus, afin que, sur le plan
des efforts déployés, le tout soit plus grand que la somme
des parties.
- Un des projets à dimension culturelle de la BM parmi les plus névralgiques
est celui des « Petits projets du patrimoine culturel indigène
», au Pérou. Ce programme apporte au gouvernement péruvien
un soutien financier et technique pour l'aider à :
- élaborer une Stratégie de développement des peuples
indigènes fondée sur la préservation et la récupération
du patrimoine culturel,
- aider les collectivités indigènes et locales à
mettre au point leurs propres stratégies de patrimoine culturel
local,
- concevoir et mettre en uvre des projets modestes de « culture
vivante ». Un autre objectif de ces mesures d'assistance technique
vise à appuyer un programme de renforcement de la capacité
et des institutions pour assurer le développement socio-économique
des peuples indigènes.
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Organisations régionales
Comité de la culture et de l'information (CCI) de l'ANASE
- L'Association des Nations de l'Asie du Sud-Est (ANASE) s'est dotée
d'un Comité de la culture et de l'information dont les programmes de
conservation, de préservation et de promotion vont revitaliser et développer
davantage le patrimoine culturel de l'ANASE. Depuis sa réunion inaugurale
en 1978, le CCI a mené dans cette région plus de 300 projets
liés à la culture et à l'information. Ces programmes
sont subventionnés par le Fonds culturel de l'ANASE dont le produit
annuel atteint deux millions de dollars américains.
- Lors du 30e anniversaire de l'ANASE en 1997, le CCI a indiqué que
ses projets réalisaient habituellement leurs objectifs et que ses nombreuses
activités se traduisaient par une vaste gamme d'interactions conviviales
et de contacts tant professionnels que personnels.
- Depuis 1994, le plan d'action du CCI inclut diverses initiatives culturelles
dont diverses initiatives visant le patrimoine qui revêtent une importance
particulière :
- La préservation et la revitalisation du patrimoine culturel :
exécuter des programmes sur la préservation et la promotion
en vue de revitaliser et de développer davantage le patrimoine
culturel de l'ANASE. La documentation systématique par l'intermédiaire
de la recherche, de vidéos ou de publications permet non seulement
d'assurer la préservation du patrimoine culturel, mais également
d'accroître la sensibilisation au besoin de revitalisation.
! Adoption du patrimoine culturel comme thème commun des projets
pour favoriser et développer le patrimoine culturel des pays de
l'ANASE et s'assurer qu'il est approprié à la vie contemporaine
de l'ANASE.
Conseil de l'Europe
- Les activités de promotion et de préservation du patrimoine
architectural en Europe sont placées sous la responsabilité
du Comité du patrimoine culturel. Les conventions pour la sauvegarde
du patrimoine architectural et pour la protection du patrimoine archéologique
européen renforcent, développent et harmonisent les politiques
de conservation et de mise en valeur du patrimoine architectural de l'Europe.
Elles constituent également un cadre juridique pour la coopération
internationale.
- La Fondation européenne pour les métiers du patrimoine culturel,
organisée sur l'initiative du Conseil de l'Europe, a pour but de favoriser
le progrès des compétences en matière de conservation
du patrimoine et sa transmission. En d'autres mots, la Fondation cherche à
permettre aux professionnels européens d'améliorer leurs méthodes
de préservation du patrimoine pour le transmettre aux générations
futures. Ses activités sont liées à l'échange
international de renseignements, à la mise en place de réseaux
professionnels et à la promotion de programmes de sensibilisation auprès
du grand public et des jeunes en particulier.
- Décidée lors du Second Sommet du Conseil de l'Europe, la campagne
« L'Europe, un patrimoine commun » a été officiellement
lancée à Bucarest et Sibiu (Roumanie) du 10 au 13 septembre
1999 et sera clôturée à Riga (Lettonie) en décembre
2000. La Campagne regroupe les 41 États membres du Conseil de l'Europe,
six autres États ayant adhéré à sa Convention
culturelle (Arménie, Azerbaïdjan, Bélarus, Bosnie-Herzégovine,
Monaco et le Saint-Siège), les États avec statut d'observateur
à ladite convention, l'Union européenne ainsi que les organisations
internationales gouvernementales ou non gouvernementales qui travaillent dans
le domaine du patrimoine culturel et naturel. Chaque pays participe à
la Campagne par l'intermédiaire d'un comité national ou d'une
structure équivalente. La campagne se fonde sur le principe que le
patrimoine culturel a un rôle important à jouer pour resserrer
les liens entre les populations européennes dans la mesure où
il favorise la tolérance et la compréhension. De plus, le patrimoine
représente un facteur important dans le cadre d'un développement
social et économique durable : réaménager un voisinage
urbain procure non seulement à la population un sentiment d'identité,
cela stimule également l'activité.
Organisation des États américains (OEA)
- Le Programme interaméricain de la culture désigne quatre secteurs
prioritaires :
- la promotion du respect de la diversité culturelle;
- la diffusion et la protection du patrimoine culturel;
- la formation des ressources humaines et la promotion de la créativité;
- la promotion du tourisme culturel.
- En 1999, le Programme interaméricain de la culture a décidé
de mettre l'accent sur les initiatives culturelles suivantes, regroupées
sous des thèmes généraux :
- Promotion du respect de la diversité culturelle
- Tenir des consultations régionales à ce sujet, dans
l'esprit d'un développement dans la région.
- Chercher un financement pour la mise à jour d'une série
d'études sur la législation culturelle dans la région,
d'abord publiée au début des années 1990.
- Diffusion et protection du patrimoine culturel
- Chercher des façons d'intégrer les systèmes
d'information portant sur les éléments matériels
et immatériels, amovibles et inamovibles, publics et privés
du patrimoine culturel des Amériques.
- Publier les résultats d'un sondage régional sur les
activités culturelles pour mettre en lumière les tendances
des différents États membre et les façons d'aborder
les questions de culture et de développement.
- Organiser une exposition itinérante sur les teintures naturelles
en misant sur l'expérience acquise dans ce domaine; cette manifestation
accompagnerait des rencontres consacrées à la culture
et au développement.
- Renforcer le développement institutionnel pour assurer la
conservation durable du patrimoine culturel et la participation de
la société civile aux tâches de protection et
de préservation de ce patrimoine.
- Formation des ressources humaines et promotion de la créativité.
- Favoriser la mise sur pied de cours de formation spécialisée
du personnel des musées et des services d'archives en techniques
de préservation et de conservation.
- En coordination avec les institutions nationales dans la région,
chercher à accroître le soutien aux efforts d'inventaire
et de renforcement des archives nationales dans la région.
- Promotion du tourisme culturel
- Explorer les possibilités d'activités menées
en partenariat qui intégreraient la dimension culturelle au
tourisme, notamment en matière de conception et de mise au
point d'un planning touristique sensible au patrimoine culturel; mener
des recherches sur le développement et les incidences du tourisme
culturel.
- Explorer avec l'UNESCO les modalités d'appui aux démarches
d'inscription dans le patrimoine mondial de lieux et de ressources
immatérielles d'expression culturelle.
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MERCOSUR
- La direction de Mercosur s'est réunie à Brasilia en 1992,
où elle a convenu de tenir des congrès culturels en vue de faire
connaître la culture des pays membres et de favoriser la connaissance
des valeurs et traditions de chacun grâce à des initiatives conjointes
et à des activités culturelles régionales. La premier
congrès culturel s'est tenu à Buenos Aires les 14 et 15 mars
1995.
- Le Mercosur a également institué un Parlement culturel (PARCUM),
dont l'objectif est de mettre en place une infrastructure réglementaire
pour faciliter l'application de politiques « de promotion de l'intégration
culturelle. »
Communauté andine
- Les ministres de la culture et les décideurs du domaine culturel
dans les pays andins consentent à mener à bonne fin un projet
multiculturel intitulé « La route des Andes ». L'objectif
consiste à scruter les traditions, l'histoire et le legs communs de
cette sous-région, à jeter des ponts favorisant la compréhension
entre les différentes cultures qui y vivent, à façonner
une mémoire et une identité andines et à contribuer au
développement d'une véritable culture d'intégration.
Les autorités culturelles ont décidé d'exécuter
des programmes qui encouragent le respect des traditions et des créations
culturelles locales, la mise en valeur du patrimoine culturel, l'accès
par les médias de masse aux langues autochtones et la mise en uvre
de programmes visant à présenter au Conseil des ministres des
relations extérieures des pays du Groupe andin une demande de création
d'un Fonds culturel andin pour soutenir le financement de projets d'intégration
culturelle.
Marché commun des Caraïbes (CARICOM)
- Voici des exemples de projets de promotion du patrimoine culturel matériel
et immatériel auxquels le CARICOM a travaillé en 1998 :
- Établissement de la Fondation des arts et de la culture du CARICOM;
- Mise en place d'un organisme de développement de l'industrie
de la musique aux Caraïbes (CARMID);
- Élaboration de stratégies visant à faire reconnaître
et à accroître la contribution de la culture au développement
économique;
- Intensification des relations culturelles internationales.
Organisation de coopération économique
- L'Organisation de coopération économique est une organisation
intergouvernementale régionale qui a été créée
en 1985 par l'Iran, le Pakistan et la Turquie et qui vise la coopération
technique, économique et culturelle entre ces pays.
- Le renforcement des liens historiques et culturels entre les peuples de
la région constitue l'un des principaux objectifs de l'Organisation.
Communauté économique africaine (CEA)
- Le traité en vertu duquel la Communauté économique
africaine a été constituée prévoit la mise sur
pied d'un Comité de l'éducation, de la culture et des ressources
humaines.
Southern African Development Community (SADC)
- Aux termes de la déclaration et du traité l'établissant,
la SADC s'engage à renforcer les liens et les affinités qui
depuis longtemps unissent les peuples de la région sur les plans historique,
social et culturel.
- Le Mozambique est présentement responsable du portefeuille de la
Culture et de l'Information de la SADC; les représentants de ce pays
ont pris part à l'organisation de festivals des arts et de la culture,
dont un festival de musique à Harare et un festival de théâtre
à Maputo, qui ont été couronnés de succès.
Banque interaméricaine de développement (BID)
- La BID reconnaît le rôle clé que jouent les valeurs culturelles
et l'éducation dans le développement socio-économique.
Dans le but d'atténuer la pauvreté et les inégalités,
la Banque fait la promotion du développement humain, et les programmes
qu'elle inaugure à cette fin respectent la spécificité,
les cultures traditionnelles et les valeurs fondamentales de chaque région.
Coopération économique Asie-Pacifique (APEC)
- L'APEC affirme dans son code sur le développement touristique durable
qu'il faut protéger le patrimoine. Ce code favorise plus particulièrement
le respect des traditions, des cultures et des communautés locales
ainsi qu'un appui à cet égard; il encourage aussi le tourisme
qui s'intéresse à l'environnement et à la culture et,
enfin, il sert de source de renseignements sur les cultures et les environnements
locaux.
Nous poursuivons présentement nos recherches sur les programmes culturels
d'autres organisations régionales.
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