CADRE DE COOPÉRATION ENTRE LE
RÉSEAU INTERNATIONAL SUR LA POLITIQUE CULTURELLE ET L'UNESCO
À L'APPUI D'UN INSTRUMENT INTERNATIONAL SUR LA DIVERSITÉ
CULTURELLE
DOCUMENT DE TRAVAIL PRÉPARÉ À L'INTENTION
DES MINISTRES DU RIPC
Groupe de travail du RIPC sur la diversité culturelle
et la mondialisation - février 2003
I. CONTEXTE GÉNÉRAL
Depuis les cinq dernières années, la communauté
internationale s'est engagée dans un dialogue animé
concernant les effets de la mondialisation sur la diversité
culturelle. L'UNESCO et plusieurs organisations, notamment l'Assemblée
générale des Nations Unies, l'Organisation des États
américains, le Conseil de l'Europe et l'Organisation internationale
de la Francophonie, discutent de la façon dont les États
peuvent tirer le plus d'avantages possible de la mondialisation,
de manière à enrichir le dialogue et l'expression
culturelle, tout en atténuant son potentiel d'homogénéisation
culturelle.
Dans ce contexte, les ministres de la culture de toutes les régions
du globe se sont réunis sous les auspices du Réseau
international sur la politique culturelle (RIPC, un réseau
informel) afin de mettre au point des propositions concrètes
de mesures visant à relever les défis que présente
la mondialisation pour la diversité de l'expression culturelle.
Ils ont entrepris l'élaboration d'un instrument international
sur la diversité culturelle (IIDC) afin que les États
disposent des moyens nécessaires pour déterminer,
d'un point de vue culturel et en fonction de leur propre situation,
les politiques dont ils ont besoin pour assurer la préservation
et la promotion de la diversité culturelle et établir
une série de principes et de règles leur permettant
d'atteindre cet objectif.
À la dernière Réunion ministérielle
annuelle du RIPC, au Cap (en octobre 2002), les ministres ont convenu
de la nécessité de procéder rapidement aux
travaux sur l'instrument en question. Ils ont également décidé
que l'UNESCO est l'organisme international qui convient le mieux
pour assumer la responsabilité et la mise en uvre d'un
instrument international sur la diversité culturelle. S'ils
reconnaissent qu'il est important que les travaux s'exécutent
à l'UNESCO, ils se disent toutefois déterminés
à ce qu'ils s'accomplissent rapidement et efficacement. Le
présent document trace les grandes lignes d'un éventuel
cadre de coopération entre les ministres du RIPC, représentant
les États membres de l'UNESCO, et le Directeur général
de l'UNESCO, afin d'assurer la progression des travaux sur l'instrument.
Il démontre également comment les travaux visant à
établir cet instrument correspondent directement au mandat
et aux priorités de l'UNESCO.
II. CONTEXTE ORGANISATIONNEL DE L'UNESCO
Le principal objectif de l'UNESCO est de contribuer à la
paix et à la sécurité dans le monde en faisant
la promotion de la collaboration entre les pays grâce à
l'éducation, aux sciences, à la culture et à
la communication, afin d'étendre davantage le respect universel
des principes de justice, de la primauté du droit, des droits
de la personne et des libertés fondamentales énoncés
dans la Charte des Nations Unies pour les peuples de la terre, sans
distinction de race, de sexe, de langue ou de religion.
La structure organisationnelle de l'UNESCO compte trois éléments.
- La Conférence générale réunit
les 188 États membres de l'UNESCO tous les deux ans et
est l'organe décisionnel suprême par lequel les États
membres font état de leur volonté politique.
- Le Conseil exécutif regroupe 58 États représentant
les divers groupes électoraux de l'UNESCO. Se réunissant
deux fois l'an, il remplit deux fonctions : il est responsable
d'assurer le suivi de la mise en uvre efficace du Programme
et du Budget approuvés par la Conférence générale
et d'examiner les propositions du Directeur général
pour l'exercice biennal suivant. Afin de préparer les travaux
de la Conférence générale, le Conseil exécutif
prend des décisions; il peut s'agir notamment de recommandations
sur diverses questions concernant entre autres les instruments
normatifs.
- Le Secrétariat est composé du Directeur
général et de son personnel qui sont chargés
de mettre à exécution les volontés exprimées
par les États membres au sein de la Conférence générale
et du Conseil exécutif. L'efficacité de la mise
en uvre des priorités de l'organisation repose largement
sur la collaboration du Directeur général et sur
l'appui qu'il donne au respect des diverses priorités de
l'organisation.
Lorsqu'il s'agit de voter, les États membres de l'UNESCO
sont divisés en cinq groupes régionaux qu'on appelle
groupes électoraux : l'Afrique et les États arabes,
l'Asie-Pacifique, l'Europe (divisée en deux sous-groupes)
et l'Amérique latine et les Caraïbes. Les groupes
électoraux sont un volet important du système
de l'UNESCO étant donné que certains d'entre eux tendent
à voter en bloc lorsqu'ils ont dégagé un consensus
à l'interne. Les discussions au sein de ces groupes ont une
profonde influence sur la position qui sera adoptée par les
États membres. Une participation active au sein de chaque
groupe régional est donc un élément clé
de toute stratégie d'élaboration de l'instrument au
sein de l'UNESCO. L'engagement dans d'autres forums, comme l'Union
européenne, le G-77, la Francophonie et le Commonwealth,
est également essentiel.
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III. LIENS AVEC LES PRIORITÉS ACTUELLES DE L'UNESCO
L'UNESCO est le principal organe spécialisé chargé
par les Nations Unies d'assurer la promotion, entre autres, du développement
culturel, de la protection du patrimoine culturel, de la liberté
de communication et des médias. Étant donné
qu'il s'agit de la seule organisation ayant un mandat culturel au
sein des Nations Unies, et comme elle a le pouvoir de faciliter
la négociation, la mise en uvre et l'application des
ententes internationales, sa situation privilégiée
lui permet de favoriser l'établissement d'un instrument international
sur la diversité culturelle.
Au cours des dernières années, l'UNESCO a organisé
des discussions stratégiques sur l'importance de la diversité
culturelle. Depuis la publication, par la Commission mondiale de
la culture et du développement, du rapport intitulé
Notre diversité créatrice et du rapport final
de la Conférence intergouvernementale sur les politiques
culturelles pour le développement, qui a eu lieu à
Stockholm en 1998, l'UNESCO reconnaît l'importance de préserver
et de promouvoir la diversité culturelle, et la nécessité
d'atténuer les effets négatifs de la mondialisation.
Dans ces documents, l'UNESCO reconnaît également que
la communauté internationale se doit de promouvoir l'idée
selon laquelle les biens et services culturels doivent être
pleinement reconnus et traités comme n'étant pas des
marchandises comme les autres.
Depuis ce temps, l'UNESCO a organisé une série de
trois tables rondes ministérielles portant sur diverses questions
liées à la diversité culturelle. Les participants
se sont penchés sur la diversité culturelle et la
mondialisation, sur le rôle des marchés et sur le patrimoine
culturel intangible. Après ces échanges stratégiques,
il était naturel que l'UNESCO concrétise davantage
ses activités dans le domaine de la diversité culturelle.
La mise en place de l'instrument correspond directement aux priorités
à moyen et à court terme que l'UNESCO s'est donné
dans sa Stratégie à moyen terme pour 2002-2007, et
que l'on retrouve dans la Déclaration universelle sur
la diversité culturelle de l'UNESCO, adoptée lors
de la dernière Conférence générale,
en 2001. Cette expression de la volonté des États
membres de l'UNESCO concorde avec la volonté politique manifestée
par les ministres du Réseau, au Cap, alors qu'ils ont demandé
à l'UNESCO de jouer un rôle plus actif dans l'élaboration
de mesures normatives fondées sur des règles visant
à préserver et à promouvoir la diversité
culturelle.
L'adoption de la Déclaration universelle à
la dernière Conférence générale est
une preuve tangible de la volonté des États membres
de s'engager dans un dialogue plus intense sur la diversité
culturelle. En fait, le premier élément des grandes
lignes du plan d'action qui accompagnait la Déclaration est
d'étudier la possibilité de créer un instrument
juridique international sur la diversité culturelle. C'est
pourquoi l'UNESCO devrait, de concert avec les États membres
intéressés, établir les mécanismes visant
à faciliter cette étude.
L'UNESCO insiste sur l'importance de la diversité culturelle
dans sa Stratégie à moyen terme pour 2002-2007
: contribuer à la paix et au développement humain
à l'ère de la mondialisation par l'éducation,
les sciences, la culture et la communication, dans laquelle
elle établit une série d'objectifs stratégiques
pour son organisation. Les trois objectifs liés à
la culture appuient les priorités décidés par
les ministres du RIPC pour la mise en place d'un nouvel instrument
sur la diversité culturelle. La question de la diversité
culturelle fait également partie des objectifs liés
aux travaux prévus dans le domaine des communications et
de l'information.
- Objectif stratégique 7
- Promouvoir l'élaboration et l'application d'instruments
normatifs dans le domaine culturel.
-
- Objectif stratégique 8
- Protéger la diversité culturelle et encourager
le dialogue entre les cultures et les civilisations.
-
- Objectif stratégique 9
- Renforcer les liens entre culture et développement par
le renforcement des capacités et le partage des connaissances.
-
- Objectif stratégique 11
- Promouvoir l'expression du pluralisme et de la diversité
culturelle dans les médias et les réseaux d'information
mondiaux.
IV. STRATÉGIES DE MISE EN PLACE DE L'INSTRUMENT AU SEIN
DE L'UNESCO
En raison de la somme de travail déjà effectué
au sein de l'UNESCO sur la question de la diversité culturelle,
l'organisation a maintenant besoin d'un plan qui lui permettra de
passer des simples échanges politiques qui ont caractérisé
les travaux jusqu'à maintenant à une démarche
plus formelle, fondée sur des règles, et à
la création d'un instrument international sur la diversité
culturelle. Il faut également mettre au point un processus
permettant de dégager un consensus parmi les autres États
membres qui ne sont pas encore engagés dans le RIPC ou dans
les discussions sur l'instrument. Cela nécessitera la participation
des trois organes de l'UNESCO : le Directeur général
(Secrétariat), le Conseil exécutif et la Conférence
générale.
Le plan
Les États intéressés par la mise en place
d'un instrument international sur la diversité culturelle
au sein de l'UNESCO devront coordonner leurs actions afin de répondre
aux besoins de l'organisation et d'obtenir les appuis politiques
nécessaires en faveur de l'instrument. Dans un premier temps,
les États devront gagner des appuis en faveur d'un processus
dans le cadre duquel l'UNESCO développera davantage un projet
de texte, facilitera les négociations entre les États
et mettra en uvre, éventuellement, l'instrument international
sur la diversité culturelle. Les États devront aussi
examiner des moyens de bâtir et développer une collaboration
plus étroite avec le secteur culturel, les organisations
de la société civile et les commissions nationales
de l'UNESCO, en vue de garantir l'impulsion et les appuis nécessaires
à l'instrument.
Gagner des appuis parmi les États membres de l'UNESCO
Des travaux devront être entrepris par les délégations
nationales au siège de l'UNESCO et dans les capitales nationales
pour que soient atteints les objectifs relatifs à l'instrument.
En raison du rôle que jouent les groupes électoraux
régionaux, il sera essentiel de se doter d'une stratégie
d'action visant à obtenir leur appui. Les ministres, tout
comme les ambassadeurs à l'UNESCO, devront entreprendre une
démarche coordonnée et complète destinée
à obtenir le soutien nécessaire à l'égard
de l'instrument au sein de leurs régions respectives. Ces
travaux contribueront à obtenir l'appui du Conseil exécutif
de l'UNESCO en faveur d'un processus d'élaboration de l'instrument
et devraient inciter ce dernier à recommander des mesures
à la Conférence générale, à l'automne
2003.
Les ambassadeurs pourraient former un groupe ou un comité
des " amis de l'instrument " à l'UNESCO qui permettrait
de faire avancer le processus. Ce comité de coordination
des ambassadeurs des États membres du RIPC, de la Francophonie
et des autres États intéressés, pourrait discuter
des initiatives visant à sensibiliser les intervenants concernés
et à gagner leur appui. Les membres du Comité pourraient
se tenir mutuellement au courant des initiatives visant à
dégager un consensus et informer également le Directeur
général de l'UNESCO de leurs délibérations
et de leurs travaux effectués en partenariat avec le Secrétariat
de l'UNESCO et la société civile afin d'obtenir l'appui
du Conseil exécutif à l'égard du processus
de création de l'instrument. Le Groupe de travail du RIPC
sur la diversité culturelle et la mondialisation et le Bureau
de liaison du RIPC pourraient fournir de l'information et du soutien
à ce groupe d'ambassadeurs.
Décision du Conseil exécutif
La manifestation officielle d'un appui à l'égard
d'un processus relatif à l'instrument au sein du Conseil
exécutif serait la preuve de la volonté politique
de l'UNESCO en matière de diversité culturelle et
favoriserait l'appui du processus par la Conférence générale
(c.-à-d., une décision ou une résolution).
Les États en faveur de l'instrument devront alors rédiger
un bref document explicatif décrivant le rôle et la
portée de l'instrument avant la réunion du Conseil
exécutif.
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Le processus
Voici un calendrier général illustrant un processus
tenant compte des exigences de l'UNESCO qui pourrait conduire de
l'état actuel d'avancement de l'instrument au sein du RIPC
à son adoption formelle en tant qu'instrument normatif fondé
sur des règles.
Février 2003
- Réunion des ministres du RIPC avec le Directeur général
de l'UNESCO afin de proposer une collaboration.
- Rédaction d'une note explicative concernant l'intégration
de l'instrument sur la diversité culturelle à l'UNESCO.
- Projet de décision à soumettre au Conseil exécutif
de l'UNESCO.
- Mise sur pied d'un groupe d'" amis de l'instrument sur
la diversité culturelle " composé d'ambassadeurs
à l'UNESCO provenant des pays membres qui appuient l'instrument.
- Travail intensif de sensibilisation par le groupe d'"
amis " au sein des groupes électoraux de l'UNESCO.
Mars 2003
- Démarches du RIPC auprès des membres du Conseil
exécutif pour leur demander de soutenir le projet de décision
ou de recommandation concernant le processus relatif à
l'instrument.
- Activités régionales de sensibilisation visant
à gagner des appuis en faveur de la recommandation ou de
la résolution concernant le processus relatif à
l'instrument (p. ex., tables rondes, colloques d'experts, etc.).
- Rencontres avec des représentants du secteur culturel,
des organisations de la société civile, des commissions
nationales de l'UNESCO en vue de gagner des appuis en faveur de
la résolution ou de la recommandation concernant le processus
relatif à l'instrument.
- Confirmation par les États intéressés
de leurs engagements financiers à l'appui du processus
relatif à l'instrument.
Avril 2003
- La 166e session du Conseil exécutif de l'UNESCO transmet
sa décision ou sa recommandation concernant l'instrument
à la Conférence générale.
- Début de la rédaction de l'étude préliminaire
qui est destinée à la Conférence générale
et dans laquelle seront tracées les grandes lignes du processus
d'élaboration et de négociation d'un instrument
international sur la diversité culturelle. Cette étude
comprendra un examen des coûts et des options en matière
de financement. Elle sera effectuée en collaboration avec
le Réseau international sur la politique culturelle.
Mai - juin 2003
- Poursuite de l'élaboration de l'instrument et du processus
de négociation, et documentation en vue de la Conférence
générale.
- Lancement, par le groupe des " amis ", de la stratégie
de sensibilisation de tous les États membres de l'UNESCO
(y compris des représentants du secteur culturel, des organisations
de la société civile, des commissions nationales
et du RIPC).
- Élaboration d'une liste précise de pays clés
qui permettront de gagner les appuis nécessaires au processus
relatif à l'instrument.
Juin à octobre 2003
- Poursuite du travail de sensibilisation auprès des pays
clés.
- Organisation d'une table ronde ministérielle de l'UNESCO
afin de gagner des appuis en faveur de la résolution ou
de la recommandation soumise à la Conférence générale
(le secteur culturel et les organisations de la société
civile y seront également invités).
- 167e session du Conseil exécutif (du 15 au 26 septembre
2003).
Octobre 2003
- Conférence générale de l'UNESCO et adoption
d'un projet de résolution concernant le processus relatif
à l'instrument.
- Sixième réunion annuelle ministérielle
du RIPC (Croatie).
Novembre 2003 - février 2004 (élaboration
de l'instrument)
- Consultation des États membres de l'UNESCO, y compris
les régions.
- Travail de sensibilisation auprès du secteur culturel
et de la société civile.
- Création de partenariats avec d'autres institutions
internationales.
Mars 2004 (négociation de l'instrument)
- Première séance officielle de négociation
intergouvernementale concernant l'instrument international sur
la diversité culturelle.
Printemps 2004
- Réunion du Conseil exécutif de l'UNESCO.
Automne 2004
- Deuxième séance de négociation sur l'instrument.
- Réunion du Conseil exécutif de l'UNESCO.
Printemps 2005
- Séance finale de négociation sur l'instrument.
- Transmission du texte final de l'instrument par le Conseil
exécutif à la Conférence générale.
Automne 2005
- Réunion du Conseil exécutif de l'UNESCO.
- Adoption de l'instrument international sur la diversité
culturelle à la Conférence générale.
V. QUESTIONS À DISCUTER
- Le plan couvre-t-il tous les éléments essentiels
pour que l'instrument soit soumis à l'UNESCO?
- Le processus tient-il compte de toutes les étapes clés
et des éléments nécessaires pour que l'instrument
soit intégré à l'UNESCO?
- Comment les États envisagent-ils de soutenir le processus
relatif à l'instrument à l'UNESCO? Désirent-ils
participer au comité de coordination des ambassadeurs et
apporter leur contribution à l'unité chargée
de l'instrument?
VI. CONCLUSION DU PRÉSIDENT DU GROUPE DE TRAVAIL
Il est recommandé que les ministres du RIPC tiennent compte
des points à examiner suivants dans leur démarche
auprès du Directeur général de l'UNESCO :
- que le travail concernant l'instrument sur la diversité
culturelle se poursuive au sein de l'UNESCO et que ce processus
prenne place dès que possible;
- les ambassadeurs à l'UNESCO provenant des États
membres qui appuient l'instrument formeront un comité de
coordination informel chargé de gagner des appuis en faveur
de l'instrument au sein de l'UNESCO;
- les ministres s'engageront à appuyer le Directeur général
dans la mise en uvre des mécanismes que celui-ci
jugera appropriés pour réunir tous les éléments
nécessaires à la mise en oeuvre de l'instrument
au sein de l'UNESCO.
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