Rapport de réunion
Groupe de travail du RIPC sur la diversité culturelle et
la mondialisation
Cinquième réunion
à Oslo, en Norvège, les 28 et 29 novembre 2001
Introduction:
La Cinquième réunion du Groupe de travail du RIPC
sur la diversité culturelle et la mondialisation, coprésidée
par la Norvège et le Canada, a permis d'atteindre les objectifs
qu'elle s'était fixés. Leur mandat ayant été
renouvelé au cours de la réunion ministérielle
annuelle du RIPC, les membres du Groupe de travail se concentreront
cette année sur deux thèmes : un instrument international
sur la diversité culturelle et la mise en commun des meilleures
pratiques et des tendances stratégiques. On s'efforcera principalement
d'élaborer un instrument international sur la diversité
culturelle (voir
le plan ci-joint).
On présentera ces travaux aux ministres qui font partie
du RIPC afin qu'ils les examinent à la prochaine Réunion
ministérielle annuelle, qui aura lieu en Afrique du Sud en
2002.
Mise en commun des meilleures pratiques et des tendances stratégiques
La Déclaration de Lucerne conclut que les ministres de la Culture doivent
mettre en commun leurs expériences, leurs perceptions et leurs stratégies
afin de mieux intégrer les politiques et les programmes culturels et
d'atteindre leurs objectifs. À cette fin, le Bureau de liaison a accepté
de rédiger un deuxième rapport dans lequel il fera état
des perceptions et des courants de pensée actuels en ce qui concerne
la diversité culturelle et ce, à la lumière des événements
internationaux auxquels les membres du Groupe de travail participent.
Malheureusement, l'UNESCO n'a pas pu assister à la réunion qui
a eu lieu à Oslo. Toutefois, Äse Vøllo (Norvège) a
participé à la Conférence générale de l'UNESCO
et résume brièvement l'adoption de la Déclaration universelle
sur la diversité culturelle. Les membres du Groupe de travail conviennent
du fait que la Déclaration de l'UNESCO constitue un premier pas important
vers la sensibilisation à l'importance de la diversité culturelle
dans le monde et au soutien de ce principe.
Le nouveau ministre des Affaires culturelles de la Norvège, Valgerd
Svarstad Haugland, a prononcé le discours d'ouverture de la réunion.
La Norvège, qui coprésidait l'événement, a invité
plusieurs experts à venir présenter un exposé sur la diversité
culturelle et la mondialisation. Ses représentants estiment que la réunion
a contribué à faire connaître davantage le RIPC et l'instrument
international qu'ils ont créé. Le professeur Jostein Gripsrud,
de l'Université de Bergen, a parlé des raisons pour lesquelles
on devrait faire preuve d'un optimisme mesuré face à la diversité
culturelle à l'époque de la mondialisation. L'ambassadeur Torbjørn
Frøsnesy, du ministère des Affaires étrangères,
a présenté un programme de recherche norvégien pangouvernemental
visant l'étude des marchés mondiaux et la gouvernance. Ces exposés
ont permis une exploration plus approfondie de la diversité culturelle.
Dagfinn Bach, représentant du Réseau international pour la diversité
culturelle (RIPC), ONG parallèle, a résumé devant le Groupe
de travail le pacte culturel global adopté à Lucerne et fait le
point sur ses activités depuis la réunion de septembre. Le RIDC
a envoyé un de ses représentants à la réunion ministérielle
de l'OMC à Doha. Il travaille également à l'élaboration
d'un instrument international. Pour de plus amples renseignements, consultez
son site Web à l'adresse suivante : http://www.incd.net.
Les membres du Groupe de travail ont accepté d'étudier une fois
de plus le projet pilote d'ERICarts qui porte sur les cadres nationaux
de politique culturelle. Les participants à l'étude
conviennent que, même si on a besoin de ce genre d'information,
le Groupe de travail n'est peut-être pas le mieux placé
pour poursuivre cette recherche exhaustive d'envergure. Les grands
projets de recherche qui doivent être financés par
plusieurs pays peuvent être difficiles et prendre beaucoup
de temps à réaliser pour un petit groupe informel
ayant peu de ressources, comme le Groupe de travail. On laisse entendre
que l'UNESCO ou d'autres organismes régionaux seraient mieux
placés pour s'occuper de ce projet. Les pays participants
formuleront leurs commentaires finaux avant la prochaine réunion
du Groupe de travail, lorsque le projet pilote sera terminé.
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Instrument international sur la diversité culturelle
Cette année, le mandat du Groupe de travail concernant l'instrument
est double. En premier lieu, les membres du Groupe de travail doivent rédiger
une version préliminaire de l'instrument qui mettra l'accent sur la promotion
et la préservation de la diversité culturelle à l'ère
de la mondialisation tout en portant sur l'impact de la libéralisation
du commerce, les pratiques commerciales préjudiciables et l'évolution
rapide des technologies en ce qui a trait aux politiques et aux produits culturels.
En second lieu, ils doivent mener une étude sur les questions clés
relatives à la gouvernance, puisque l'instrument sera dirigé par
la Suisse. Ils devront déterminer notamment les endroits où l'instrument
devra logé, certains modes d'exécution, etc. de façon à
venir compléter le texte préliminaire.
1. Ivan Bernier, de l'Université Laval, a présenté
son instrument provisoire comme une façon d'amorcer la discussion. Il
a parlé de six différentes sections (1 - Préambule, 2 -
Objectifs et principes, 3 - Moyens d'action, 4 - Pays en développement,
5 - Surveillance et règlement des différends, 6 - Dispositions
finales) et a proposé des exemples de libellés qui pourraient
s'inscrire dans l'instrument. Lorsque les membres du Groupe de travail ne saisissent
pas vraiment ce qu'il voulait dire, il a présenté différents
scénarios en leur posant des questions afin de provoquer chez eux des
idées et des réponses.
Les membres du Groupe de travail ont manifesté beaucoup d'intérêt
et ont participé activement au débat. M. Bernier a passé
en revue chacune des sections de son document. Après chaque section,
les participants ont demandé des précisions. Ils ont formulé
peu de commentaires sur le libellé. Leurs questions ressemblaient davantage
à celles-ci : Qu'est-ce que ça veut dire? Comment cela fonctionnera-t-il?
Pourquoi présenter cette question de cette façon? Quel autre type
de mécanisme pourrait nous permettre d'y arriver? Les membres du Groupe
ont fourni suffisamment d'idées et d'opinions à M. Bernier pour
qu'il prépare une version révisée. On peut voir que de
plus en plus de pays compétents et déterminés participent
à la création de l'instrument.
M. Bernier remettra une version révisée de son document au Groupe
de travail à la mi-février. Au début de mars, une petite
équipe composée de représentants de plusieurs pays se réunira
pour discuter de la version révisée de l'instrument avant qu'il
soit diffusé ainsi que des progrès réalisés dans
le cadre de l'étude sur les questions relatives à la gouvernance,
sous la direction de la Suisse.
2. Nicolas Mathieu, de la Suisse, a présenté son plan
de travail préliminaire destiné à l'équipe spéciale
de recherche stratégique (ESRS), qui s'efforce de déterminer où
et de quelle façon l'instrument pourrait être efficient à
l'échelle internationale, ainsi que l'endroit où il pourrait être
installé. M. Mathieu a présenté toutes les questions concernant
l'instrument qui n'ont pas encore obtenu de réponse. Il a énuméré
les différentes organisations internationales qui pourraient accueillir
un instrument et explique leur mandat. Il a proposé une liste de critères
d'évaluation sur lesquels l'ESRS pourrait se fonder pour prendre sa décision.
Les participants ont proposé de limiter l'étude à certaines
questions clés auxquelles on pourrait répondre dans les délais
convenus. Le Canada, la Colombie et la France se sont portés volontaires
pour travailler avec la Suisse à cette étude. On espère
également qu'un pays nordique se joindra à l'ESRS.
Le Groupe de travail a réitéré son besoin de disposer
d'outils de communication précis pour stimuler les discussions
nationales concernant l'instrument. On a convenu que le président
et le Bureau de liaison mettront à jour le document d'information
sur l'instrument de l'an dernier afin que les membres puissent l'utiliser
lorsqu'ils consulteront leurs partenaires canadiens. Le Groupe de
travail a également insisté une fois de plus sur le
fait qu'il faut maintenir les liens importants entre le RIPC et
les autres organisations internationales qui travaillent sur la
diversité culturelle, tout particulièrement l'UNESCO.
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Cinquième Réunion ministérielle annuelle
Peter Makhubele, de l'Afrique du Sud, a annoncé le plan
d'action de son pays pour la présidence du RIPC en 2002.
Il a annoncé que l'instrument international et le patrimoine
culturel continueront de retenir l'attention du RIPC en 2002 et
que la prochaine Réunion ministérielle annuelle du
Réseau aura lieu à Cape Town, en Afrique du Sud, au
cours de la semaine du 12 au 17 octobre 2002.
Chaque année, le Pays hôte ajoute un troisième thème.
Cette année, l'Afrique du Sud explorera la diversité culturelle
et le développement durable. Elle veut faire la promotion de la diversité
culturelle dans les pays en développement dans le but de favoriser la
compréhension mutuelle et de renforcer la coopération internationale.
L'Afrique du Sud travaillera avec le Bureau de liaison à un projet de
recherche visant à comprendre cette dynamique.
Conclusions
Au cours de la prochaine réunion du Groupe de travail sur
la diversité culturelle et la mondialisation, qui aura lieu
à Johannesburg, en Afrique du Sud, à la fin de mai
2002, l'Afrique du Sud présentera les conclusions de ses
recherches, et continuera d'analyser les résultats qui seront
présentés à la prochaine Réunion ministérielle
annuelle.
À la fin de la réunion, Vladimir Skok a cédé
son poste de président à Barbara Motzney, qui devient
la nouvelle présidente du Groupe de travail sur la diversité
culturelle et la mondialisation.
Participants
Président :
M. Vladimir Skok
Présents :
Mme Josée Arbique, Bureau de liaison du RIPC
Mme Barbara Motzney, Canada
M. Dave Atkinson, Canada
M. Claude Baillargeon, Canada
M. Davis Dubinsky, Canada
Mme Christina Green, Canada
M. Santiago Jara Ramírez, Colombie
Mme Dominique Piot-Morin, France
M. Olivier Wotling, France
M. Marios Kostakis, Grèce
Mme Åse Vøllo, Norvège
M. Tore Aas-Hansen, Norvège
M. Tørbjorn Frøysnes, Norvège
M. Bodil Agasøster, Norvège
M. Henning Gorholt, Norvège
M. Olav Guntvedt, Norvège
Mme Gro Paudal, Norvège
M. Helge Sønneland, Norvège
Mme Silje Thingstad, Norvège
Mme Magdalena Hen, Pologne
Peter Makhubele, Afrique du Sud
Mme Beth Arendse, Afrique du Sud
M. Per Svenson, Suède
M. Nicolas Mathieu, Suisse
M. Yvan Bernier, professeur, Université Laval
M. Jostein Gripsrud, Université de Bergen
M. Dagfinn Bach, RIDC
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