Rapport du Groupe de travail sur la diversité culturelle et la
mondialisation du RIPC
Hanovre (Allemagne)
les 19 et 20 juin 2000
Aperçu
La deuxième réunion du Groupe de travail sur la diversité
culturelle et la mondialisation du Réseau international sur la
politique culturelle (RIPC), organisée par le Canada, a eu lieu
les 19 et 20 juin 2000 à Hanovre (Allemagne) au pavillon du Canada
à Expo 2000. Vladimir Skok, directeur des Relations internationales,
Patrimoine canadien, a présidé la réunion, avec le
soutien du Bureau de liaison du RIPC. Les participants représentaient
l'Autriche, la Barbade, le Canada, la France, la Grèce, la Hongrie,
le Mexique, la Norvège, la Russie, la Slovaquie, l'Afrique du Sud,
la Suède, la Suisse, ainsi que la Commission européenne,
ERICArts, la Banque mondiale et l'UNESCO. (La liste des participants
figure à l'annexe I)
Le but de cette réunion était d'élaborer un document
complet pour faire le point sur les travaux accomplis et alimenter une
discussion substantielle des ministres du Réseau à l'occasion
de leur réunion annuelle qui aura lieu en Grèce en septembre
2000. (L'ordre du jour figure à l'annexe II))
À la réunion de juin, les participants ont examiné
l'ébauche des documents de travail suivants:
Indique les politiques culturelles actuelles, de même que les
enjeux et possibilités de la diversité culturelle;
Un catalogue préliminaire des instruments et accords internationaux
existants qui traitent des questions de diversité culturelle;
Un court document, fondé sur les travaux du Conseil de l'Europe,
qui traite des questions d'identité, de citoyenneté et de
cohésion sociale entourant la gestion de la diversité culturelle
dans divers pays.
Un sommaire rédigé par le Bureau de liaison du Réseau
Rédigé par le Bureau de liaison du Réseau
Les participants ont passé en revue les principaux défis
auxquels fait face la diversité culturelle, aux niveaux national
et international, afin de commencer à dégager une vision,
des objectifs et des principes communs pour la diversité culturelle.
Un groupe de rédaction, composé de représentants
du Canada, de la France, de la Grèce, du Sénégal,
de l'Afrique du Sud et de la Suisse, a été formé
pour rédiger le document de travail, en collaboration avec le Bureau
de liaison du RIPC.
Séance I : Identification des principaux défis auxquels
fait face la diversité culturelle
La séance a commencé par une téléconférence
et un exposé en Powerpoint de Greg Baeker, auteur d'une enquête
intitulée Inventaire des enjeux et des possibilités de
la diversité culturelle, qui a été remis à
tous les membres du RIPC. Baeker a esquissé les thèmes que
l'enquête visait à cerner et attiré l'attention sur
les constatations principales de son analyse.
Après l'exposé, tous ont pu participer à une discussion
générale. Les participants ont parlé de la difficulté
de trouver le juste équilibre entre la diversité à
l'échelle nationale et la diversité à l'échelle
internationale, de s'adapter à l'évolution démographique
et de comprendre le rôle en mutation des gouvernements et des nouvelles
structures de gouvernement en cette ère de mondialisation. Certains
ont signalé que la jeunesse et l'éducation n'étaient
pas des priorités dans les réponses à l'enquête.
Cela s'explique peut-être par le fait que l'éducation ne
relève pas directement du mandat des ministères de la Culture.
On a discuté de l'existence d'une " culture mondiale des adolescents
", nourrie par les forces du marché. Certains estimaient que
le secteur privé apporte des changements dans le comportement à
un niveau très profond, alors que d'autres soutenaient que le phénomène
est en réalité très superficiel.
On a avancé l'idée qu'un nouvel instrument international
sur la diversité culturelle pourrait être un moyen utile
dans le nouveau système de gouvernement mondial qui est en train
d'émerger. Pareil instrument serait, a-t-on soutenu, un exemple
concret de mécanisme transnational de gouvernement permettant de
s'attaquer à des dossiers qui ne peuvent plus se gérer au
niveau national. S'il est vrai qu'il existe déjà des organisations
et des accords multilatéraux qui traitent de certains éléments
de la diversité culturelle, on a signalé que la plupart
sont de nature déclaratoire et, pour être vraiment efficace,
un nouvel instrument international sur la diversité culturelle
doit être assorti d'un mécanisme d'exécution. Il a
également été soutenu que, pour être efficace,
tout nouvel instrument doit reconnaître la force et l'influence
du secteur privé.
La planification culturelle a été proposée comme
un autre moyen de lier les dimensions locale et mondiale des initiatives
culturelles. Cette stratégie a été perçue
comme une méthode intégrée qui offre de nouveaux
rôles aux gouvernements en quête de nouveaux moyens de gérer
le changement. Par exemple, le secteur culturel pourrait jouer un rôle
dans la planification urbaine et le développement communautaire,
dans le cadre des efforts gouvernementaux en vue de dégager de
nouvelles formes de gouvernement issues du niveau local.
Les membres du RIPC qui n'avaient pas encore répondu à
l'enquête ont été invités à faire parvenir
leurs réponses au Bureau de liaison du Réseau. Un court
addenda pourrait être ajouté au document par Greg Baeker
pour intégrer ces réponses. (1)
La séance s'est poursuivi avec un exposé de Bernard Wicht,
auteur de Gestion de la diversité culturelle, document qui a été
remis à tous les membres du RIPC. Le document est issu de l'étude
transversale du Conseil de l'Europe sur la politique culturelle et la
diversité culturelle et traduit un effort en vue d'élargir
le débat et de considérer l'importance de la coexistence
de cultures diverses et du dialogue entre elles. Wicht s'est interrogé
sur les origines de la culture, dont l'origine historique
et les liens qui se tissent entre un peuple et un territoire. Il recommande
dans son document un processus de sensibilisation qui fait ressortir l'importance
du dialogue interculturel et de la coopération mutuelle.
Une discussion a suivi, pendant laquelle on a reconnu la nécessité
de préserver les différences entre les cultures pour éviter
l'assimilation ou la disparition de langues, de traditions, etc. Il a
également été proposé qu'on entreprenne des
recherches sur les aspects religieux de la diversité culturelle,
même si on a admis que cet élément prête à
controverse. Encore là, on a préconisé la sensibilisation
et le dialogue interculturel comme moyens de traduire l'importance du
multiculturalisme des sociétés et comme occasions de coopération
et d'enrichissement. En outre, on a reconnu la nécessité
que les politiques tiennent compte du très grand nombre de langues,
de religions, de cultures, etc, tout en garantissant des structures capables
de s'adapter à des réalités et à des technologies
nouvelles.
Il a été proposé de réaliser une étude
pour établir les avantages économiques des investissements
dans la culture.
Résultats : Questions nationales et internationales
Antonio Rudder de la Barbade a présenté des conclusions.
Il a souligné le besoin de cerner les enjeux qui nécessitent
une intervention internationale.
- Reconnaître l'importance de la diversité culturelle
et la nécessité de protéger les droits et les intérêts
des minorités (tout en reconnaissant que, dans certains cas,
comme ceux de l'Afrique du Sud et de la Barbade, ce sont les droits
de la majorité de la population qui méritent une considération
spéciale).
- Il faut agir dans le contexte d'une forte influence de la culture
de masse.
- Il faut assurer l'ouverture entre les cultures et préserver
un espace pour les traditions locales.
- Les gouvernements et les organisations non gouvernementales ont un
rôle qui évolue et doivent se tailler un nouvel espace
dans la sphère culturelle, où ils pourraient faciliter
l'action de nouveaux intervenants dans la culture et les responsabiliser
-- ce qui est lié à la nécessité d'une interaction
plus constructive avec le secteur privé.
- Les nouvelles technologies présentent un large éventail
de nouveaux défis et possibilités pour l'expression culturelle,
qu'il faut faciliter par l'affectation des ressources consacrées
au développement culturel (à signaler que, dans les pays
en développement, il est crucial, pour profiter de ces occasions,
de mettre tout d'abord en place des infrastructures efficaces, tâche
à l'égard de laquelle tous les pays ont une certaine responsabilité).
- Il faut faciliter l'accès aux réseaux officiels et
officieux, en particulier entre les gouvernements et les ONG.
- L'intégration des initiatives de politique culturelle traditionnelles
et contemporaines, pour que leurs avantages ne soient pas perdus.
- Il faut un processus de sensibilisation pour faire en sorte qu'une
orientation culturelle large permette la croissance et le développement.
Toute réaction à ces réalités nouvelles
doit être souple, ouverte, adaptable et "avoir du mordant".
Elle doit établir un lien entre les solutions locales et mondiales.
Séance II: Réponses internationales aux défis
auxquels fait face la diversité culturelle
Cette séance a commencé par un exposé présenté
par Ivan Bernier, auteur du "Catalogue des principes internationaux
relatifs à la culture", qui a été remis
à tous les membres du RIPC. Bernier a donné un aperçu
des instruments gouvernementaux internationaux dans le domaine culturel.
Bernier a classé en dix grands secteurs les textes liés
à la culture compris dans les accords :
- Les droits culturels en tant que droits fondamentaux;
- La préservation du patrimoine culturel;
- La protection du droit d'auteur;
- La circulation des biens et des services culturels;
- La culture en tant qu'élément du développement;
- Le dialogue entre cultures;
- La coproduction et la diffusion culturelle;
- Les politiques culturelles;
- Les artistes et les créateurs culturels;
- La promotion de la diversité linguistique.
Cet exposé a été suivi d'un exposé de Brandi
Epstein au nom du Bureau de liaison du Réseau, "Activités
internationales sur la diversité culturelle". Le document
a été rédigé pour attirer l'attention sur
certaines des grandes initiatives internationales récentes dans
le domaine de la diversité culturelle. L'importance de la diversité
culturelle est de plus en plus reconnue, mais il reste encore à
traduire les paroles en action concertée.
Réponses internationales -- Relever les défis: Quatre
perspectives
Paule Iappini de France a parlé de la diversité culturelle
dans le contexte de la libéralisation et de la mondialisation.
Elle a fait remarquer que la culture prend la défensive plutôt
que l'offensive et qu'en fait, il faut faire preuve de créativité
et de souplesse. Il faut tenir compte de tous les aspects humains de la
culture, entre autres, la créativité, la langue, les traditions
et le folklore, dans la promotion de la diversité culturelle. Le
défi consiste à saisir les possibilités que présentent
les nouveaux médias et les nouvelles technologies, sans perdre
de vue leurs conséquences sociales, tout en respectant les politiques
nationales. À cet égard, Mme Iappini soutient qu'il faut
croire en l'importance des politiques culturelles nationales et avoir
le besoin, le désir et la capacité de promouvoir la diversité
culturelle à l'échelle nationale et internationale. On devrait
aussi appuyer les initiatives du secteur privé dans ce domaine.
La démocratie, le pluralisme, la liberté d'expression, le
respect des droits de la personne, le droit d'auteur et l'accès
sont toutes des valeurs cruciales.
Après quelques échanges, Guiomar Alonso de l'UNESCO a
présenté un exposé. Elle a parlé d'une nouvelle
"alliance mondiale pour la diversité culturelle" et donné
un aperçu de l'organisation et de sa conception de la diversité
culturelle. L'alliance cherche à faire avancer le débat,
à étudier la question secteur par secteur et à mettre
au point des outils efficaces pour le secteur public. Mme Alonso a aussi
souligné la nécessité de déterminer et d'élaborer
l'approche la plus efficace pour aborder la question de la libre circulation
des biens et services culturels et elle a proposé que l'on envisage
l'accord de Florence comme mécanisme.
Arlene Fleming de la Banque mondiale a signalé que la Banque
reconnaît de plus en plus l'importance d'intégrer les considérations
culturelles au paradigme du développement socioéconomique.
En particulier, elle a parlé de certaines initiatives dans le domaine
de la culture et du développement durable, récemment renommées
"Biens culturels pour la réduction de la pauvreté".
La Banque commence à promouvoir les prêts pour la culture
dans le cadre de programmes tels que le tourisme axé sur la collectivité.
Un dernier exposé a été présenté
par Denny Gélinas au nom de Patrimoine canadien. Il a parlé
du contexte général de la diversité culturelle, dans
lequel le développement et la diffusion de technologies de réseau
à des frais peu élevés offrent de vastes nouvelles
possibilités de créer et de distribuer du contenu, ce qui
permet l'échange, le partage et l'apprentissage à l'échelle
mondiale. Il a signalé toutefois que l'échange mondial pourrait
être inégal et menacer certaines cultures plus petites. La
tendance possible vers l'homogénéisation soulève
des inquiétudes quant à la capacité internationale
de soutenir les différences dans tous les aspects de l'expression
culturelle. Divers forums internationaux ont reconnu l'importance cruciale
de la diversité culturelle pour les programmes sociaux, économiques
et politiques. Cette reconnaissance doit désormais se traduire
en une action concertée, à l'appui de la diversité
de l'expression culturelle dans le monde entier. Un nouvel instrument
international sur la diversité culturelle définirait des
règles de base claires pour permettre aux pays de maintenir des
politiques et qui appuient leur culture, tout en respectant les règles
gouvernant le système commercial international et en assurant des
marchés aux exportations culturelles. Il faut parvenir à
un vaste consensus sur l'importance de la diversité culturelle,
axé sur une vision, des principes et des objectifs communs. En
guise de première étape, Denny Gélinas a distribué
une liste modèle de principes de la diversité culturelle.
(La liste des principes de la diversité culturelle figure à
l'annexe III.)
Schéma des réponses
Carol Steinberg d'Afrique du Sud a tiré certaines conclusions.
Elle a indiqué que les participants ont convenu que le catalogue
est un document précieux pour mettre en lumière les différents
aspects de la diversité culturelle, dont le patrimoine traditionnel,
l'identité et les valeurs; la culture et le développement,
la culture et le commerce; les systèmes de gouvernement, la culture
et les relations internationales, pour ne donner que quelques exemples.
Les participants reconnaissaient qu'il faut traduire la préoccupation
actuelle en action concertée par l'adoption d'un ensemble commun
de principes qui alimenterait un instrument international sur la diversité
culturelle. En outre, il faut expliquer pourquoi la notion de diversité
culturelle est si importante. Par conséquent, il faut non seulement
définir les principes, mais aussi les faire connaître. Cela
place les gouvernements dans une position peu courante : ils doivent faire
des démarches auprès des secteurs public et privé
pour susciter de larges appuis.
Il a été convenu qu'un nouvel instrument international
sur la diversité culturelle doit être souple pour s'adapter
à un environnement mondial en rapide mutation. Il a également
été convenu que ce texte ne doit pas être un mécanisme
de protectionnisme, mais doit au contraire valoriser l'ouverture au système
international. On a précisé que l'instrument doit être
efficace et exécutoire et ne pas se résumer à un
texte déclaratoire. La question suivante a été soulevée
: " Qu'est-ce qui différencierait cet instrument de ceux qui
existent déjà? " Les participants ont reconnu que l'instrument
devrait répondre aux besoins précis du Nord et du Sud. En
particulier, il faudra examiner la capacité des pays de mettre
en oeuvre pareil instrument et de la nécessité de s'assurer
que les pays en développement fassent partie intégrante
du mécanisme, tant au plan administratif qu'au plan du fond.
On reconnaît la nécessité d'une vaste alliance entre
les gouvernements, mais aussi avec la société civile et
les secteurs culturels public et privé. On s'est également
interrogé sur la façon de mobiliser les autres pays. Il
a été proposé que le RIPC unisse ses forces à
celles d'autres institutions établies pour donner suite à
cette initiative.
Séance III : Constatations et conseils aux ministres
Vladimir Skok, président de la réunion, a résumé
les discussions en une présentation en PowerPoint et s'est mis
à la rédaction du document de travail du Groupe de travail
qui sera fourni aux ministres du RIPC lors de la Réunion ministérielle
annuelle qui se tiendra à Santorin, Grèce, en septembre.
Il a été convenu qu'il faudrait rédiger un bref
document à l'intention des ministres pour la Troisième Réunion
ministérielle annuelle du RIPC, qui aura lieu à Santorin,
Grèce, en septembre 2000.
Le document serait préparé par l'équipe de rédaction
du Groupe de travail, réunissant le Canada à titre de rédacteur
principal, la Grèce, l'Afrique du Sud, la Suisse, la France, le
Sénégal et le Bureau de liaison du Réseau. Le texte
se subdivisera en trois parties :
- Introduction (aperçu des différents aspects de la diversité
culturelle, des défis courants, des instruments existants, des
initiatives internationales récentes en matière de diversité
culturelle).
- Liste provisoire de dix principes sur la diversité culturelle,
suivie des objectifs (note: les principes ont été extraits
des accords internationaux existants, qui ont été signés
par les membres du RIPC).
- Prochaines étapes - Nature du nouvel instrument.
(Le plan révisé et convenu figure à l'annexe
IV)
Plan de travail 2000-2001
Andreas Wiesand d'Ericarts (un institut de recherche culturelle) a parlé
des divers types de recherche sur la politique culturelle actuellement
en cours. Il a traité de certains points susceptibles d'intéresser
le Groupe de travail, notamment : l'exploitation des études comparatives
réalisées par le Conseil de l'Europe; l'utilisation des
politiques culturelles dans les médias pour assurer la diversité
culturelle; le lien entre les politiques linguistiques par la sensibilisation
à la diversité culturelle; la protection du droit d'auteur;
la politique sur la concurrence.
Un plan de travail pour le Groupe sera soumis pour approbation aux ministres
du Groupe de contact en septembre. Il sera recommandé que le Groupe
de travail soit maintenu au moins jusqu'à la Réunion ministérielle
annuelle du RIPC en 2001, en Suisse; il y aurait deux autres séances
de travail entre les réunions annuelles de Grèce et de Suisse.
Le plan de travail englobera, en plus du nouvel instrument, d'autres domaines
de travail, comme les nouvelles technologies.
Il a été proposé que les conclusions du Groupe
de travail soient présentées à la Réunion
ministérielle annuelle du RIPC en Grèce, sous le deuxième
thème, et que la présentation soit suivie d'une discussion
libre. Il a été convenu que cette façon de faire
encouragerait un dialogue spontané entre les ministres.
Il a été convenu que les documents de recherche ou
d'information préparés pour le RIPC, mais non pour les ministres
en particulier, soient rendus publics. Les documents rédigés
à l'intention des ministres ou qui exigent leur approbation ne
seront pas rendus publics avant que l'approbation ne soit acquise.
Rédigé par : Brandi Epstein, Bureau de liaison du RIPC
Révisé par : Vladimir Skok, président, Groupe de
travail sur la diversité culturelle
Annexe I : La liste des participants
Annexe II : L'ordre du jour
Annexe III : La liste des
principes de la diversité culturelle
Annexe IV : Le plan révisé
et convenu
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