INCP - RIPC Réseau international sur la politique culturelle
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Accueil: Réunions annuelles: 2002: Rapport final
Réunions annuelles

Cinquième Réunion annuelle ministérielle, au Cap - Rapport final

Table des matières


Préface

La diversité culturelle est un facteur important de la cohésion communautaire. Le fondement de la culture est riche et complexe. Il est composé d'histoires, de récits, d'images, d'un sentiment d'appartenance à un milieu physique et humain et du dynamisme de la créativité : ces éléments constituent les ressources de l'identité et de la citoyenneté culturelle dont dépend un développement durable et efficace.

Ben Ngubane, ministre des Arts, de la Culture, de la Science et de la Technologie, Afrique du Sud

À la suite de la Quatrième réunion ministérielle annuelle du Réseau international sur la politique culturelle (RIPC) qui a eu lieu à Lucerne, en Suisse, en 2001, l'Afrique du Sud a assumé la responsabilité de la présidence du RIPC pour 2002. Au fil de notre participation en tant que membre du Réseau, nous avons reconnu le potentiel unique du RIPC en tant que forum où les ministres des Arts et de la Culture peuvent aborder des questions importantes et, en même temps, infléchir l'ordre du jour international sur les arts et la culture. Par conséquent, nous étions grandement honorés d'organiser la Cinquième Réunion annuelle ministérielle du RIPC, tenue au Cap, du 14 au 16 octobre , ainsi que la réunion parallèle du réseau des organisations non gouvernementales (ONG), le Réseau international pour la diversité culturelle (RIDC). L'échange de points de vue entre les représentants du RIPC et du RIDC a été fructueux et a servi à renforcer les réseaux et la collaboration entre le Nord et le Sud de même que le dialogue Sud-Sud.

Comme c'était la première fois que la réunion avait lieu en Afrique, nous avons profité de l'occasion pour faire connaître les travaux du RIPC à nos pays voisins de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), aux autres pays du continent et au reste du monde en développement. Nos efforts ont été récompensés car nous avons eu le bonheur d'accueillir pour la première fois à la réunion ministérielle des pays tels que la Chine, le Botswana, le Mozambique et le Zimbabwe. Conformément à notre participation au Groupe de travail sur la diversité culturelle et la mondialisation, mandaté par les ministres à la réunion de Lucerne pour se pencher sur l'ébauche d'un instrument international sur la diversité culturelle, l'Afrique du Sud a choisi le thème suivant pour la réunion : La diversité culturelle dans les pays en développement : les défis de la mondialisation. Nous avons demandé à nos experts de mener des recherches poussées sur la question dans l'année précédant la réunion ministérielle. À bien des égards, leurs constatations reflètent le vaste spectre du monde en développement. Les discussions sur ce thème, qui sont résumées dans le présent rapport, se sont avérées des plus fécondes et ont donné lieu à l'établissement d'équipes spéciales de recherche chargées d'approfondir ces questions en vue de la réunion de 2003, en Croatie. Je suis d'avis que la présentation de ce thème reflétant la perspective des pays en développement a permis de contribuer de façon appréciable aux préparatifs et aux discussions entre les pays en développement, qui ont précédé la réunion du Cap, ainsi qu'à l'ébauche de l'instrument sur la diversité culturelle. Un des résultats importants de cette réunion a été la décision des ministres d'inscrire l'ébauche de l'instrument sur la diversité culturelle à l'ordre du jour de l'UNESCO comme point de départ pour l'adoption d'une Convention internationale sur la diversité culturelle.

En toile de fond de la réunion, où s'étendaient l'océan Atlantique et la majestueuse Table Mountain, se profilaient aussi le travail d'équipe et l'engagement de nombreuses personnes. Je tiens à remercier l'UNESCO, l'Organisation internationale du Travail, la Suisse et le Canada de leur généreuse contribution à la réunion. Cela a permis à la société civile des pays en développement de participer à la réunion du RIDC. L'aide des représentants du Bureau de liaison du RIPC a été inestimable durant l'année précédant la réunion. Je les félicite pour leur professionnalisme et leurs efforts acharnés.

La Cinquième réunion ministérielle annuelle du RIPC, à n'en pas douter, a constitué un événement majeur pour l'Afrique du Sud, et, à mon avis, a eu une incidence importante sur l'ébauche de l'instrument international sur la diversité culturelle. Alors que de plus en plus de nos collègues du monde en développement font entendre leur voix et consacrent leur temps et leurs ressources au Réseau, cette place importante occupée par les pays en développement dans le RIPC commence à alimenter les échanges d'importance internationale dans le secteur culturel.

Je suis fier que nous puissions être l'un des déclencheurs de la mobilisation du monde en développement au sein du RIPC. C'est avec impatience que nous attendons les prochaines réunions qui se tiendront en Croatie en 2003 et en Chine, en 2004, en sachant que nous aurons l'occasion d'exprimer davantage notre passion collective pour le rôle de la diversité culturelle en tant que facteur de l'identité, de la citoyenneté culturelle et du développement durable.

Je remercie mon équipe dévouée, au ministère des Arts et de la Culture, de ses efforts soutenus et de son appui qui nous ont permis de connaître autant de succès dans la tenue de cette réunion.

B.S. Ngubane
Ministre des Arts, de la Culture, de la Science et de la Technologie
Afrique du Sud

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Objectifs de la réunion

Chaque année, le Réseau international sur la politique culturelle (RIPC) rassemble les ministres responsables de la culture afin de permettre un échange de points de vue au sujet des grandes questions de politique culturelle mondiale. Cette année, la Cinquième réunion ministérielle s'est tenue en octobre 2002 au Cap, en Afrique du Sud. Les principaux objectifs de la réunion étaient de faire avancer le dialogue et le travail entamés à Ottawa, au Canada (juin 1998), et poursuivis à Oaxaca, au Mexique (septembre 1999), à Santorin, en Grèce (septembre 2000), et à Lucerne, en Suisse (septembre 2001), ainsi que de sensibiliser les membres aux trois principales questions de politique culturelle :

  1. La diversité culturelle dans les pays en développement : les enjeux de la mondialisation
    Faire l'étude des besoins et priorités des pays en voie de développement, tout comme du statut et de l'interaction de leurs secteurs culturels et leurs infrastructures.

  2. La diversité culturelle et la mondialisation - Ébauche du texte d'un instrument international et l'enceinte où il pourrait être logé
    Faire avancer le travail prioritaire commencé en 2000 en vue de la création d'un instrument international sur la diversité culturelle. Échanger au sujet de l'ébauche de l'instrument et discuter de son emplacement éventuel.

  3. Autres priorités culturelles
    Débattre les nombreux enjeux de politique culturelle en émergence, telles que le patrimoine culturel, les questions concernant les médias, l'importance croissante des observatoires culturels et le concept d'" interculturalité ".

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THÈME 1 : La diversité culturelle dans les pays en développement : les enjeux de la mondialisation

Tel que présenté dans le document soumis par l'Afrique du Sud à la réunion, la diversité culturelle est une ressource stratégique pour les pays en développement. Elle est capable de renforcer l'industrie culturelle d'un pays par l'encouragement de la production artistique locale, ce qui crée à son tour des possibilités d'emploi locales. La diversité culturelle peut aussi enrichir le patrimoine culturel national d'un pays, accentuer l'identité nationale et la cohésion sociale. En outre, elle peut augmenter les revenus de l'industrie du tourisme. Les pays en développement consacrent de plus en plus d'efforts à amplifier le rôle du secteur culturel dans leur stratégie de développement afin de profiter pleinement des perspectives alléchantes que présente la mondialisation.

La mondialisation peut toutefois avoir un impact négatif sur la faculté d'atteindre les objectifs de la politique culturelle. Par exemple, la mondialisation risque parfois de créer un effet d'homogénéisation culturelle qui est contraire aux principes de la diversité culturelle.

L'instrument international sur la diversité culturelle doit donc tenir compte de la capacité spécifique des pays en développement de se conformer aux accords le concernant, tout en encourageant l'établissement d'un cadre bien précis de politique culturelle dans chacun de ces pays.

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THÈME 2 : La diversité culturelle et la mondialisation - Ébauche du texte d'un instrument international et l'enceinte où il pourrait être logé

Lors de la Quatrième réunion annuelle ministérielle, tenue en septembre 2001 à Lucerne, le Groupe de travail sur la diversité culturelle et la mondialisation, présidé par le Canada, a reçu un mandat de deux ans afin de préparer l'ébauche du texte d'un instrument international sur la diversité culturelle (IIDC). L'instrument devait être centré sur la préservation et la promotion de la diversité culturelle face à la mondialisation. Travaillant de concert avec l'Équipe spéciale chargée des recherches politiques (ÉSRP), présidée par la Suisse, le Groupe de travail devait aussi entreprendre une étude dont l'objectif était d'examiner la gestion publique en ce qui concerne l'instrument, y compris l'emplacement, le contexte institutionnel, le règlement des différends, les mécanismes d'évaluation ainsi que les conseils stratégiques de mise en œuvre. À la fin de la première année de son mandat, le Groupe de travail a présenté trois documents aux ministres présents à la Cinquième réunion annuelle du RIPC au Cap.

Le rapport remis en vue de son examen par les ministres présente l'historique et le contexte de l'IIDC. Il débute par l'explication, en introduction, de la raison d'être de chaque section du texte de l'instrument qui suit. L'ébauche de l'instrument est présentée, par le Groupe de travail sur la diversité culturelle et la mondialisation, comme une œuvre en voie d'élaboration. Son but est de fournir un cadre pour tous les États qui considèrent que la préservation des expressions culturelles distinctes et la diversité culturelle représentent une composante essentielle de la mondialisation. L'instrument accorde une importance particulière aux besoins des pays en voie de développement, y compris le besoin de se donner des moyens d'expression culturelle.

Le document intitulé Options stratégiques vise à souligner les questions de politique à court, moyen et long terme reliées à la gestion de l'IIDC. Toutes les questions étudiées dans le cadre de ce document se rapportent à l'emplacement éventuel de l'IIDC.

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THÈME 3 : Autres priorités culturelles

Le troisième thème englobe un grand nombre de questions dans le domaine de la politique culturelle.

A. Patrimoine matériel et immatériel

Le Groupe de travail sur le patrimoine culturel, présidé par le Mexique, a fait un survol des lois et programmes en existence dans cinq pays au sujet de la conservation et de la promotion du patrimoine culturel afin de repérer les outils, instruments et méthodologies les plus efficaces dans ce domaine. Le Mexique s'est en outre penché sur l'essor du tourisme culturel et du rôle que joue cette industrie dans la croissance socio-économique d'un pays.

En raison de l'importance de son thème par rapport aux autres thèmes abordés, le Groupe de travail sur le patrimoine culturel, présidé par le Mexique, s'est trouvé en tête de l'ordre du jour de cette séance. Dans la présentation de sa recherche, qui s'inspirait surtout de ses propres expériences de gestion du patrimoine culturel matériel et immatériel, le Mexique a mis l'accent sur le fait que, dans les années à venir, le patrimoine culturel représentera un enjeu fondamental dans le domaine de la politique culturelle. Le rapport s'est toutefois aussi inspiré de l'expérience du Canada, des Philippines, de l'Afrique du Sud et de la Suisse. Les informations recueillies lors d'une réunion virtuelle tenue en 2002 sur l'Agora du site du RIPC donnent un aperçu général des institutions variées responsables du patrimoine culturel dans les pays étudiés.

Le rapport du Mexique présentait aussi aux ministres une définition du patrimoine immatériel; concept malheureusement quelque peu laissé de côté par les organisations internationales. Le rapport indiquait que, au Mexique, le patrimoine immatériel pourrait jouer un rôle socio-économique important, si ce n'était du manque de reconnaissance du phénomène de la part du gouvernement.

B. La diversité culturelle et la concentration dans les médias

L'Équipe spéciale chargée des recherches politiques sur les questions relatives aux médias, présidée par la Suède, a examiné la concentration croissante dans la propriété des médias et la menace qu'elle représente pour la diversité culturelle. Le rôle économique et socioculturel important que jouent les médias nous amène à étudier les questions qui entourent ce phénomène et à réfléchir à une façon d'empêcher une concentration des sources médiatiques et des produits culturels. Les politiques pour une gestion efficace de cette question et les stratégies pour assurer une diversité de choix dans le domaine étaient au centre des débats de cette séance.

C. Interculturalité et observatoires culturels

En dernier lieu, on a invité les ministres à réfléchir aux nouvelles orientations qui se manifestent dans le domaine de la politique culturelle. La création d'observatoires culturels et l'allusion croissante au concept d'interculturalité dans les forums culturels méritent l'attention du RIPC. D'une part, les observatoires culturels se chargent d'analyser, de recueillir et de diffuser des renseignements au secteur culturel afin de créer des liens et faciliter ainsi la communication entre les différents acteurs du milieu culturel. D'autre part, l'interculturalité, elle, concerne l'interaction et la communication entre les cultures aussi bien que la croissance du respect réciproque des différences culturelles. Ces orientations révèlent l'importance des échanges intraculturels, interculturels ainsi qu'à l'intérieur de l'ensemble du secteur de la culture en général.

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Tables Rondes

Thème 1 : La diversité culturelle dans les pays en développement : les enjeux de la mondialisation

Synthèse :

La séance se concentre sur les enjeux de la diversité culturelle qui se posent pour les pays en développement. Le document La diversité culturelle dans les pays en développement : les défis de la mondialisation, préparé par l'Afrique du Sud et présenté par Steven Sack, introduit le thème à débattre pour les ministres.

Ce dossier souligne les priorités de développement culturel des pays du Sud, rend compte de l'état de leurs secteurs culturels et de l'importance des politiques de développement culturel. Il se penche aussi sur les moyens dont disposent les gouvernements et sur l'aide qu'ils peuvent consentir pour appuyer la réalisation des objectifs à long terme en matière de politiques culturelles. L'étude établit par ailleurs des liens entre les politiques culturelles, le développement durable et le travail du Réseau international sur la politique culturelle (RIPC) en ce qui a trait à l'élaboration d'un instrument international sur la diversité culturelle (IIDC). À ce sujet, elle analyse les implications de l'IIDC pour les pays en développement et fait des recommandations quant à sa forme et son contenu.

Ce document mentionne que l'instrument devrait, entre autres : 1) aider les pays en développement à atteindre leurs objectifs relativement à leurs priorités de développement et leurs politiques culturelles; 2) constituer un cadre d'aide financière et technique ainsi qu'un cadre de coopération entre les pays du Nord et du Sud, entre les pays du Sud ainsi qu'entre régions et entre pays ayant des affinités culturelles; 3) tenir compte des inégalités entre les pays développés et en développement sans exacerber leurs différences; 4) inciter les États à adopter des mesures favorisant leur propre culture; et 5) affirmer l'importance de l'ouverture vers la culture des autres.

En discussion, les ministres font référence à l'excellent document de l'Afrique du Sud. Ils se concentrent d'abord sur les défis auxquels font face les pays en développement. Ils sont plusieurs à relever les inégalités entre les pays du Nord et du Sud notamment au chapitre du financement, des technologies, de l'infrastructure culturelle et de l'accès aux marchés et circuits de diffusion des produits culturels.

Plusieurs craignent que cette inégalité favorise une certaine forme d'envahissement culturel diminuant ainsi la force et la viabilité des cultures locales et nationales. Déjà, disent-ils, les pays en développement, tout comme certains pays de petite taille, sont des consommateurs et non des producteurs et des diffuseurs de produits culturels. L'heure serait ainsi à l'action plutôt qu'à la passivité. Considérant les défis variés et complexes de ces types de pays, les ministres concluent qu'il est essentiel que ces besoins soient reflétés au sein d'un IIDC afin que ces pays puissent s'y reconnaître.

Les ministres insistent alors sur l'importance que la promotion et la préservation de la diversité culturelle, au sein de l'IIDC, soit considérée comme étant réciproque, c'est-à-dire qu'elle se fasse dans les deux directions, des pays occidentaux à ceux en développement et vice versa. Autant les pays du Nord que ceux du Sud, donc, doivent bénéficier d'un tel instrument.

De plus, signale Aerveas Soko Chigwedere, du Zimbabwe, dans un contexte de mondialisation, la diversité culturelle doit être favorisée autant à l'intérieur d'une nation qu'entre les nations. À ce propos, plusieurs ministres parlent de démocratisation culturelle en affirmant que des politiques devraient être mises en place afin de faire en sorte que la diffusion et la circulation des artistes et de leurs œuvres se fassent sur tout le territoire pour que les arts nationaux soit vus et entendus par les citoyens; ce type de politiques devrait aussi inclure un volet international afin de rencontrer un autre objectif de la diversité culturelle. Afin de favoriser cette diversité culturelle entre les nations, plusieurs ministres préconisent aussi le développement de partenariat entre les pays du Nord et du Sud pour encourager des initiatives de coopération. Enfin, malgré les différences signalées entre les pays développés et en développement, les ministres s'entendent sur le fait que tous livrent la même bataille : celle contre l'homogénéisation et la standardisation de la culture; d'où l'importance d'adopter rapidement un IIDC.
Dans un deuxième temps, les ministres concluent qu'il y a un lien direct à faire entre le secteur culturel et le développement économique et social; l'IIDC devrait d'ailleurs refléter cet aspect. Pour ce faire, il faut entreprendre davantage de recherches sur le rôle que joue la politique culturelle dans le cadre de l'accroissement des investissements culturels. Des équipes de projet (Canada, Sénégal, Afrique du Sud) feront des inventaires régionaux des instruments financiers et juridiques disponibles aux niveaux national et international en vue d'appuyer le patrimoine immatériel et les industries culturelles. Ces inventaires faciliteront les démarches communes des membres du RIPC auprès des organisations internationales de financement et de développement. À ce propos, les ministres affirment que les organisations financières internationales comme la Banque mondiale doivent être plus sensibilisées à la culture en tant que facteur de développement économique.

Enfin, à un niveau plus général, les ministres associent la diversité culturelle au développement durable et aux droits de l'homme. L'éducation aurait d'ailleurs un rôle à jouer en ce sens. En dernier lieu, soutiennent-ils, il est clair que la culture ne doit pas être confinée au passé; elle est et doit toujours rester vivante, autant au Nord qu'au Sud.

Résumé des commentaires :

Nous devons aborder les questions concernant les pays en voie de développement dans le cadre des activités des organisations multilatérales actuelles et trouver une façon d'intervenir dans les travaux par le biais d'organisations comme par exemple l'UNESCO, le NPDA, etc.
Steven Sack, Afrique du Sud

Les créations et les influences des pays industrialisés s'imposent facilement partout dans le monde. Quant aux plus petites nations, néanmoins tout aussi riches en valeurs culturelles, elles doivent mettre les bouchées doubles afin de se tailler une place sur la scène culturelle internationale.
Gabor Görgev, Hongrie

Il est essentiel d'inclure les pays en transition dans nos discussions sur la question de la diversité.
Antun Vujic, Croatie

Il faut intégrer le discours de la diversité culturelle à l'intérieur de nos gouvernements et avoir une politique commune.
David Sreiff, Suisse

Le respect de la diversité culturelle figure parmi les éléments essentiels du développement durable.
Valgerd Svarstad, Norvège

La diversité culturelle est synonyme d'innovation, de créativité, de développement social durable dans tous nos pays. Elle représente la promesse d'une meilleure qualité de vie dans chacune de nos communautés. Elle est la source de ce qui constitue l'originalité de nos marchés et, par le fait même, leur compétitivité.
Sheila Copps, Canada

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Thème 2 : La diversité culturelle et la mondialisation - Ébauche du texte d'un instrument international et l'enceinte où il pourrait être logé

Synthèse :

Dans cette table ronde, les ministres examinent le texte provisoire de l'Instrument international sur la diversité culturelle (IIDC), rédigé sans faire référence à aucune institution ni à aucune organisation spécifique, ainsi que le document intitulé Options stratégiques pour un nouvel instrument international sur la diversité culturelle portant sur les questions de politique relatives à la gouvernance d'un instrument. Ces documents sont présentés par la présidente du Groupe de travail sur la diversité culturelle et la mondialisation, présidé par le Canada, Mme Barbara Motzney.

L'objectif de l'ébauche de l'IIDC vise à mettre au point un cadre de travail à l'intention de tous les États qui considèrent la promotion et la préservation de la diversité culturelle comme étant un facteur essentiel face aux défis de la mondialisation. Le texte se penche aussi sur les besoins des pays en développement et sur la nécessité de prendre des mesures pour favoriser l'expression culturelle tant au niveau local, national qu'international. L'IIDC devrait de plus avoir force de loi pour faire en sorte que la culture soit reconnue et soit traitée différemment d'une commodité marchande.

Quant au second document, Options stratégiques pour un nouvel instrument international sur la diversité culturelles, il dégage les principaux enjeux stratégiques à court, à moyen et à long terme relativement aux questions de gouvernance, notamment le contexte institutionnel, le règlement des différends, les mécanismes de contrôle et les conseils relatifs à la mise en œuvre stratégique. Il propose également différents endroits où loger l'IIDC, en relevant les avantages et les désavantages pour chacune des options : l'Organisation mondiale du commerce (OMC), l'UNESCO ou à l'intérieur d'un organisme autonome dûment créé à cet effet.

En séance plénière, les ministres accueillent favorablement ces dossiers. Ils concluent que l'instrument présenté constitue une base appropriée pour appuyer l'élaboration d'un accord exécutoire destiné à la protection et à la promotion de la diversité culturelle. Ils déterminent aussi que l'UNESCO serait l'endroit idéal pour accueillir et mettre en œuvre l'IIDC. En effet, comme l'indique Jean-Jacques Aillagon, de France, l'UNESCO possède une vocation universelle et est dotée d'une totale légitimité politique et d'une totale compétence juridique. Elle dispose en plus de l'expérience technique nécessaire à la prise en charge, à l'élaboration finale et à la mise en place d'un tel instrument.

La discussion des ministres se poursuit et se penche alors sur l'urgence d'agir et d'adopter un tel instrument dans les plus brefs délais. Déjà, le prix d'entrée exigé aux nouveaux pays qui veulent adhérer à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) est de s'acquitter de toute possibilité de protection culturelle.
Considérant la situation, les ministres s'entendent pour commencer les démarches avec l'UNESCO. Pour ce faire, ils développent un plan d'action. Ils mandatent le Groupe de travail sur la diversité culturelle et la mondialisation d'entreprendre les discussions auprès de l'UNESCO et d'élaborer avec elle un cadre de coopération en vue de faire avancer l'instrument. À la suggestion de Baldwin Ben Ngubane de l'Afrique du Sud, une réunion entre un groupe de représentants du RIPC avec le directeur général de l'UNESCO sera d'ailleurs organisée en ce sens.

Les ministres conviennent aussi de promouvoir le projet sur la scène internationale. À ce propos, Amadou Tidiane Wone, du Sénégal, propose de présenter l'idée de l'IIDC à différents forums, notamment au prochain Sommet de la Francophonie à Beyrouth, cette organisation voulant elle aussi appuyer ce genre d'instrument.

Outre l'aspect promotionnel de l'IIDC, d'autres sujets sont aussi débattus pendant cette séance. Les ministres insistent sur l'aspect contraignant de l'instrument de façon à lui donner force de loi pour que les paroles se traduisent en actions et que les préoccupations des membres du RIPC sur l'IIDC soient bien reflétées. Ils mentionnent aussi l'importance de donner de la flexibilité aux États afin qu'ils puissent développer des politiques et mesures culturelles pour préserver et promouvoir la diversité culturelle.

Enfin, dans le but que le projet soit entériné par le plus grand nombre d'États, David Streiff, de Suisse, suggère que l'IIDC soit rédigé d'une manière telle que les ministres des Finances et du Commerce puissent aussi y adhérer. Une fois le discours sur la diversité culturelle intégré à l'intérieur des gouvernements, il sera plus facile de parler avec force dans le but d'entériner le projet de l'IIDC qui bénéficiera à la fois autant aux pays du Nord que du Sud. Présentement, l'heure est plutôt à l'optimisme pour faire avancer l'idée d'un IIDC, les actions des membres du RIPC ayant porté fruit jusqu'à maintenant. " La diversité culturelle est désormais reconnue comme un objectif de politique générale ", conclut Valgerdt Svarstad de Norvège.

Résumé des commentaires

Il y a le feu dans la demeure, nous devons agir vite.
Jean-Jacques Aillagon, France

Nous devons nous engager à faire des présentations et à dialoguer avec la communauté internationale, surtout les représentants du commerce et des affaires étrangères. Il n'y a personne d'autre qui puisse transmettre, mieux que nous, notre volonté et le bien-être que nous voulons créer et que nous portons dans notre cœur!
Sari Bermudez, Mexique

L'UNESCO, c'est l'endroit idéal. Commençons à dialoguer avec l'UNESCO.
Sheila Copps, Canada

L'UNESCO, c'est nous.
Amadou Tidiane Wone, Sénégal

L'UNESCO est la principale organisation internationale qui traite de questions culturelles, elle est donc la mieux placée pour gérer le type de convention internationale dont il est question en ce moment.
Tomas Lindman, Suède

Ce projet d'instrument s'appuie sur une logique culturelle et non pas strictement sur une logique commerciale.
Diane Lemieux, Québec, Canada

Nous devons donner une dimension internationale et multilatérale à la politique culturelle afin de pouvoir examiner et sauvegarder son rôle et son rayonnement dans tous les pays.
Kimmo Aulake, Finlande

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Thème 3 : Autres priorités culturelles

Dans cette séance, les ministres discutent des conclusions du Groupe de travail sur le patrimoine, présidé par le Mexique, et de celles de l'Équipe spéciale chargée des recherches politiques sur les médias, présidée par la Suède. Ils débattent également de deux nouveaux enjeux présentés par le Bureau de liaison : la création d'observatoires culturels et le concept d'interculturalité.

A. Le patrimoine matériel et immatériel

Synthèse

À ce point de l'ordre du jour, la ministre mexicaine Sari Bermudez présente les conclusions et les recommandations contenues dans l'analyse comparative portant sur les différentes possibilités que le patrimoine culturel, matériel et immatériel, peut offrir pour le développement économique et social des nations. Quatre thèmes sont abordés : 1) la gestion et l'administration du patrimoine culturel; 2) le rôle des acteurs sociaux (gouvernement, société civile, organisations internationales), 3) le tourisme comme facteur de développement et d'évolution du patrimoine; et 4) les dimensions législatives et méthodologiques pour l'identification, l'enregistrement, la protection, la conservation, la diffusion et la promotion du patrimoine culturel immatériel.

Le rapport montre les différences nationales entre les pays sur la question de la conservation et de la préservation du patrimoine culturel. À des degrés divers, toutefois, les pays possèdent tous des institutions et cadres législatifs pour la protection et la promotion du patrimoine culturel matériel; ils considèrent aussi l'importance de la collaboration de la société civile ainsi que l'apport du tourisme culturel patrimonial et des innovations technologiques dans le domaine.
Si un certain cadre est mis en place pour le patrimoine matériel, il n'en est pas de même pour l'immatériel. En effet, il y aurait carence au niveau législatif dans la majorité des pays. De plus, la relation entre le tourisme culturel et le patrimoine immatériel serait l'un des aspects les moins documentés. Enfin, il semble que les pays reconnaissent tous l'importance de conserver le patrimoine immatériel dans le cadre de politiques culturelles.

En séance plénière, les ministres accueillent avec satisfaction l'étude mexicaine. Ils reconnaissent la nécessité d'adopter et de mettre en œuvre des politiques nationales de protection et de promotion du patrimoine culturel. Afin d'assurer un meilleur développement du patrimoine, ils conviennent d'étudier différentes alternatives dont celle d'un partenariat avec le secteur privé.

Plusieurs soulignent également que si la culture et le patrimoine peuvent faire bon ménage, il n'en est pas ainsi avec le capital et le divertissement. Sans pour autant être un contre-facteur de développement économique, le patrimoine n'est ni une " business ", ni un divertissement non plus. Il faudrait donc porter une attention particulière à ces deux facteurs dans l'avenir pour ne pas dénaturer l'importance du patrimoine. Comme l'exprime Katérina Sténou de l'UNESCO, " il ne faut pas qu'on vende tout aux enchères si facilement et si rapidement ". Les questions d'éthique et de financement du patrimoine sont donc à prendre en considération.

Selon les ministres, la sensibilisation à la sauvegarde du patrimoine, à travers l'éducation notamment, est au cœur de la question. Cette sensibilisation est nécessaire pour que, à la base, le patrimoine signifie quelque chose pour le citoyen et soit considéré comme étant important à préserver et à promouvoir. S'il y a appui de la population, les gouvernements pourront avoir la légitimité d'agir et d'aller plus loin, sinon l'investissement en cette matière devient impossible.

Enfin, les ministres concluent que le patrimoine doit rester vivant, c'est-à-dire, ne pas rester confiné au passé. Il faut le faire vivre, voire le faire revivre, afin qu'il puisse tirer encore son importance dans la vie d'aujourd'hui et que les nouvelles générations puissent se l'approprier. Les ministres soutiennent que, plus que tout autre, le patrimoine est lié à l'identité passée, présente et à venir.

Résumé des commentaires

Le patrimoine immatériel peut être conçu comme un recours collectif qui complète l'infrastructure et les services nécessaires pouvant se convertir en un produit touristique générateur de profits économiques et de l'amélioration du bien-être de la collectivité. La relation entre le tourisme culturel et le patrimoine immatériel est l'un des aspects les moins recherché et documenté en ce moment mais est celui qui pourrait sûrement aider au développement durable des différentes communautés.
Sari Bermudez, Mexique

Nous devons montrer à nos populations comment réinterpréter l'histoire, les aider à comprendre la façon dont nous attribuons un sens aux choses et aux événements. Ce n'est que par la création de ce sens que nous réussirons à les convaincre qu'en fin de compte, la seule façon d'afficher sa confiance en soi en tant que société c'est d'investir dans la culture.
Sydney Bartley, Jamaïque

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B. La diversité culturelle et la concentration dans les médias

Synthèse

Dans cette partie, Jerker Stattin présente les travaux de l'Équipe spéciale chargée des recherches politiques sur les questions relatives aux médias présidée par la Suède. L'Équipe s'est penchée sur le phénomène croissant de la concentration dans la propriété des médias et sur la menace qu'ils représentent pour la diversité culturelle dans un contexte de mondialisation de l'information. Elle s'est aussi concentrée sur deux enjeux d'importance : l'accessibilité aux médias et le contenu des médias comme tel. Dans ces deux cas, l'étude démontre que la concentration des médias a un impact sur la diversité culturelle. De plus, il semblerait que ce phénomène risque de croître avec la structure horizontale et verticale des conglomérats médiatiques. Il y a ainsi de fortes chances que le secteur culturel et ses produits dans les médias deviennent encore plus standardisés. Enfin, l'étude conclut que les médias sont un joueur culturel majeur et que leur rôle au chapitre de la diversité culturelle est crucial.

Les ministres accueillent favorablement les conclusions du rapport. Ils s'inquiètent, d'ailleurs, du risque de la standardisation de l'information dû à la mondialisation. Afin de contrecarrer cette tendance, la Norvège est citée en exemple. En 1999, le " Media Ownership Act " est entré en vigueur; cette loi interdit aux propriétaires d'acquérir plus du tiers des propriétés nationales. Cela explique pourquoi, en ce pays, la propriété des médias est relativement diversifiée.

Au Canada, il existe une grande variété de médias (télé, radio, journaux), mais ceux-ci sont détenus par un très petit nombre de multinationales. Étant donné la force du concept de la liberté de presse, les gouvernements ont de la difficulté à légiférer en ce sens; ils doivent agir avec prudence. Pour ce faire, le Québec a tenté une approche selon la sphère de juridictions qui lui est destinée. Il a demandé aux entreprises de presse de proposer elles-mêmes un mécanisme d'autoréglementation; il a aussi demandé aux journalistes d'établir des pratiques de presse éthiques et rigoureuses. Il songe aussi à financer les médias indépendants.

La problématique de la concentration de l'information touche d'une façon particulière les pays en développement. Comme le fait remarquer Motee Ramdass, de l'île Maurice, devant la présence des conglomérats internationaux, il est plus difficile d'instaurer des mesures de réglementation pour ces États.

Enfin, comme l'affirme Antun Vujic, de Croatie, l'enjeu de la concentration de l'information est aussi de grande importance pour les pays en transition. Selon lui, cette question est l'une des plus dramatiques à laquelle son pays fait face; il touche à la fois des problèmes politiques et culturels.
En dernier lieu, les ministres concluent que les médias ont un rôle à jouer pour protéger la culture et pour promouvoir la diversité culturelle. Un dialogue permanent sur la culture, entre les gouvernements et les médias, est donc important. D'un autre point de vue, les médias doivent aussi refléter la diversité culturelle d'un pays, que ce soit en terme racial, régional ou démographique. À ce chapitre, ils doivent présenter une multiplicité de voix.

Résumé des commentaires

Les médias sont des acteurs culturels de premier plan qui ne devraient pas être négligés dans le cadre de la discussion sur la diversité culturelle.
Jerker Stattin, Suède

Vous pouvez avoir cette grande intention de protéger la culture, qu'elle soit matérielle ou immatérielle, mais si la presse ne vous donne pas le support nécessaire, vous n'êtes malheureusement pas parti pour la gloire.
Motee Ramdass, Mauritius

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C. Interculturalité et observatoires culturels

Synthèse

Le troisième point de la séance est consacré à deux nouvelles tendances dans le domaine des politiques culturelles : le concept d'interculturalité et la création d'observatoires sur les politiques culturelles. Ces deux points sont présentés par Josée Arbique, directrice du Bureau de liaison du RIPC.

L'interculturalité

Le concept d'interculturalité prend de plus en plus d'ampleur dans le domaine de la politique culturelle. Dans un proche avenir, il pourrait avoir un impact important au niveau des politiques gouvernementales, des programmes culturels et du rôle de la société civile. Il pourrait aussi modifier les politiques d'intégration culturelle de certains pays.

L'interculturalité, c'est l'interraction entre les cultures, l'échange et la communication où une personne accepte la réciprocité de la culture de l'autre. Bref, l'interculturalité c'est le multiculturalisme poussé plus loin. Ce concept tient compte des liens à établir entre les différentes cultures qui se retrouvent dans un espace commun, et ce, dans un rapport égalitaire. Les politiques et les programmes interculturels sont donc des moyens d'apprendre comment vivre ensemble, comment garantir la participation pleine et entière de toutes les cultures et, aussi, comment garantir la liberté d'expression (sous toutes ses formes) dans une société pluraliste et multiculturelle.

Les observatoires culturels

La création d'observatoires sur les politiques culturelles est un phénomène récent qui s'est manifesté d'abord en Europe. Sa mission principale est d'observer et de surveiller le secteur culturel à l'intérieur des frontières déterminées et de faire circuler l'information.

En rendant cette information disponible à tous les organismes et ministères dévoués à la culture, les observatoires joueraient un rôle mondial influent qui pourrait éventuellement contribuer au développement du concept d'interculturalité dans l'adoption de politiques culturelles dans les années à suivre.

Ayant un accès facile à de l'information de ce genre, les ministères de la Culture seraient plus en mesure de connaître les programmes et les initiatives de d'autres pays et de mieux étudier et comprendre les cultures qui composent leur propre pays.

Pour ce faire, le Bureau de liaison propose de créer un inventaire des observatoires opérant à travers le monde et de le rendre disponible sur le site web.

En discussion, les ministres accueillent favorablement ces deux sujets en émergence et ils reconnaissent leur importance.

En ce qui concerne l'interculturalité, les ministres présentent leur propre réalité multiculturelle ou multilinguistique. Plusieurs reconnaissent en l'éducation un rôle majeur en ce qui concerne l'interculturalité afin de favoriser le respect des cultures. Par ailleurs, d'autres croient que l'éducation ne doit pas être l'unique institution à être impliquée dans ce projet. Enfin, l'interculturalité est considérée comme étant d'actualité et devant être associée à la mondialisation.

En ce qui a trait aux observatoires sur les politiques culturelles, les ministres sont satisfaits du développement d'une telle entreprise pour l'avancement du secteur. Présentement, il y a un manque en ce domaine, encore plus dans les pays en développement où parfois il manque des statistiques culturelles. La création d'un tel inventaire devrait donc tenir compte de cette situation particulière; il pourrait aussi donner des outils pour développer les compétences en ce domaine, dans une optique de partenariat Nord-Sud.

Enfin, il est proposé de commencer toute politique culturelle par un inventaire des ressources culturelles locales, régionales ou nationales. Ce genre de cartographie permettrait d'établir des politiques culturelles encore plus fiables. Cela pourrait être un outil qui ferait en sorte de hisser la culture au chapitre des grands enjeux sur lesquels les gouvernements, tant du Nord que du Sud, puissent se pencher et agir.

Résumé des commentaires

La difficulté qu'éprouvent les décideurs dans les pays en voie de développement est liée au manque de données statistiques concernant la culture.
Baldwin Ben Ngubane, Afrique du Sud

Pour moi, l'interculturalité est le moyen le plus sûr, si ce n'est pas même le salut, d'aboutir à la paix.
Motee Ramdass, Mauritius

 

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